Youssoupha en interview vidéo : La musique, sa destinée !
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Ados.fr : La musique, dans les gênes ?Youssoupha
: Alors par rapport à l'influence de mon père, elle est forcément déjà, génétique, parce que j'ai beaucoup de demi-frères, demi-sur aussi, qui sont pour la plupart dans la musique via, j'imagine, tout le travail créatif de mon père, travail qu'il a pu faire auparavant. Moi, je n'ai pas spécialement grandi avec lui, même si on se retrouve de temps en temps. Et même si lui faisait de la rumba zaïroise, qui n'est pas du tout dans le même registre que le Rap que je fais aujourd'hui, je pense que, il a, sans doute dû y avoir une influence qui me dépasse un peu, et qui passe peut être par le sang, et par la force des gênes. Moi, si je me suis lancé dans le rap par la suite, au début de l'adolescence, c'est surtout dans un souci d'écriture. Le rap me permettait de dire beaucoup de choses, tout de suite, sans passer par la case formation musicale, solfège, cours de chants...etc. J'avais envie d'écrire, de dire des choses, très futiles à la base, très dérisoires, des trucs pour mes potes, pour se faire plaisir, et puis voilà... C'est comme ça que j'en suis venu à ça, et avec le temps, avec les années, ça a pris beaucoup d'importance dans ma vie.
Ados.fr : Tes premières scènes ?Youssoupha
: Là, en l'occurrence les scènes comme les premières parties de Methodman, Redman, ou encore Busta Rhymes au Zenith c'est juste grandiose parce que c'est les idoles de toute ma vie . Même si je fais aujourd'hui leurs premières parties, ils restent mes idoles parce que je faisais ma scène, ça s'est bien passé, et je pense aussi qu'à travers ces scènes là j'ai vraiment drainé du public. Parce que l'accueil a vraiment été très chaleureux. Mais une fois que je finissais ma première partie je repassais dans la salle, je ne pouvais même pas rester dans les loges parce qu'il fallait que je voie le concert comme le vrai fan que je suis. C'était vraiment de très très grands moments et d'une manière générale j'ai pu apprécier à tous niveaux d'envergure les scènes que j'ai faites. C'est à dire, que je fasse des petites MJC ou il y avait 12 personnes, il y avait, je ne vais pas dire autant d'enthousiasme que 7000 personnes, mais moi, en tous cas, je retrouvais du plaisir. J'ai cultivé une espèce de plaisir limite maso comme ça, pendant la promotion du street Cd...etc, à savoir que j'aimais bien aller faire des concerts dans des endroits où on ne me connaissait pas, où on ne m'attendait pas, où les gens n'étaient pas forcément Rap. A travers les concerts j'ai beaucoup voulu développer le principe d'échange, je voulais absolument rentrer dans mon univers, et le proposer aux gens. Ca se passait très bien donc j'en voulais encore plus. Aujourd'hui, il y a toujours de l'excitation mais je commence à avoir un peu de public, beaucoup plus maintenant, que j'ai mon album...etc. mais c'est un peu différent d'avant où je cherchais plus à me faire découvrir. Voilà, au travers de la scène, j'ai vraiment l'impression d'exister en tant qu'artiste même si ça peut paraître « bateau » de dire ça, beaucoup plus qu'en studio où finalement je m'ennuis très vite.
Ados.fr : Un titre préféré dans l'album « A chaque Frère » ?Youssoupha
: D'une manière générale, les titres j'en suis fier autant les uns que les autres. Mais si je devais choisir un titre que j'aime beaucoup, autant sur le fond que sur la forme, c'est un titre qui s'appelle « Dans une autre vie. » Parce que dans sa forme, il s'est fait assez spontanément, en studio, il n'a pas été très difficile à enregistrer et dans le fond, il exprime beaucoup de choses que j'avais sur le cur. Tout ce que je dis sur l'album de toute façon je l'ai sur le cur, c'est ma conviction profonde. Mais sur celle-là, j'aime bien la manière dont elle est agencée. Finalement, les goûts et les couleurs, moi aussi par rapport à moi j'en ai, et cette chanson elle me tient vraiment à cur.
Par
Florence Lemaire
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dernière mise à jour : 17 avril 2007