Vrai nom :Winston Forster
Nationalité :
Jamaïque
Métier : chanteur
Label : Greensleeves |
Genre : Ragga, Dancehall
Connu pour ses paroles facétieuses et explicitement sexuelles, Yellowman a ouvert une nouvelle ère dans l'histoire de la musique reggae, celle du ragga dancehall et ce, sur plus de deux décennies. Aujourd'hui, la cinquantaine dépassée, il continue de faire vibrer le public grâce à ses talents de "toaster" et son ragga dancehall envoûtant.
Né Winston Forster à Négril (Jamaïque) dans le courant de l'année 1956, Yellowman est, comme son homologue Salif Keita, ce que l'on appelle un albinos. Il souffre dès son plus jeune âge d'un défaut génétique de pigmentation qui lui vaut d'être souvent rejeté et mis l'écart. Une différence qui va faire la force et la singularité du chanteur reggae.
"King" of reggae
Le jaune devient sa couleur fétiche, présente sur la plupart de ses pochettes de disques, couleur de sa peau et de ses cheveux. C'est donc naturellement que Winston prend le pseudonyme de Yellowman. Ses lyrics quelques peu salaces, évoquant la violence, l'homophobie et son aptitude à parler des filles et de ses prouesses sexuelles lui valent d'être le grand instigateur du "slackness" (en français, laisser-aller). Ses qualités d'improvisation, son humour et son flow sont vite plébicitées dans son pays, la Jamaïque, qui le surnomme rapidement "King Yellowman" et ne tarde pas à conquérir la planète avec son style dancehall, débridé et provocateur. Après avoir sorti quelques maxis, sa carrière décolle en 1982 avec Them A Mad Over Me. L'année suivante paraît l'une des pièces maîtresses de la carrière de l'artiste : l'album Zungguzungguguzungguzeng. Gimmicks omniprésents, paroles amusantes et provocantes, rythmes dancehall entêtants signés Roots Radics... Le disque remporte un succès sans précédant dans la carrière du chanteur. Dans les dix années à venir, il va enchaîner les albums à la vitesse de l'éclair : King Yellowman, Nobody Move Nobody Get Hurt, Galong Galong Galong, Going To The Chapel ou Don't Burn It Down pour n'en citer que quelques-uns.
Artiste prolifique
C'est en grande pompe qu'il franchit le cap des années 90. Personne, pas même la nouvelle génération ne parvient à détrôner le "king of dancehall". C'est finalement un cancer de la peau qui ralentira sa carrière. Il continue néanmoins à sortir des disques et se produire, de temps à autres sur scène. Mais son corps et son visage sont de plus en plus ravagés par la maladie. Une épreuve qui impacte profondément son approche musicale, laquelle devient plus spirituelle et tournée vers les problèmes de la société. L'album Prayer, sorti en 1995, témoigne de ses nouvelles préoccupations, de même que Freedom of Speech en 1997. Son dernier album en date, Round 1, versus Ninjaman, date de 2005.
Aujourd'hui, le reggaeman quinquagénaire continue de se produire sur scène, lors de sets exceptionnels ou dans des festivals, où ses talents de "toaster" continuent de faire vibrer l'auditoire.
| Similaires | Big Youth, U Brown, Trinity |
| Collaborations | The Congos, Channel One, Roots Radics |
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Très content d'avoir retrouvé les traces de ce musicien qui m'a marqué depuis mon jeune âge. Son titre zunguzugu ne quiterra jamais ma mémoire. Je lui souhaite beaucoup de courage. Je croyais qu'il ne vivait plus.