Qu’est-ce qui se passe si on mélange
The Doors avec Black Sabbath, qu’on y rajoute Deep Purple,
Lynyrd Skynyrd et Steppenwolf et qu’on fasse écouter ça à
Led Zeppelin ? On obtient ce groupe australien de chevelus frisés qui balance du gros rock’n roll qui tache et c’est d’autant plus d’indélébile que c’est fait avec la base du rock, basse-guitare-batterie. Quand on voit Myles Heskett, Chris Ross et Andrew Stockdale s’éclater sur scène on ne peut que les féliciter d’avoir arrêté le graphisme et la photo pour se consacrer à l’arrachage du bitume et au vol plané. Contrairement aux pays du nord de l’Europe qui connaissent en ce moment un revival garage (cf.
The Hives) ou hard rock (cf.
Lordi), l’Australie est plus branché revival 70’s (cf.
Jet) et les Wolfmother sont là pour remettre un peu les pendules à l’heure. Après avoir fait une grosse tournée dans le pays de
Kylie Minogue et d’ACDC et après avoir réveillé tous les démons aborigènes du désert, le groupe part à Los Angeles en 2005 et enregistrent leur album dans le célèbre studio Cherokee d’Hollywood, là où a été enregistré entre autre l’album "Nevermind" de
Nirvana et "Rumours" de Fleetwood Mac. Bon, ok, ce n’est pas très innovant mais c’est bien fait et ça réveille une tortue ! Puisque l’époque est au revival rock (
The Strokes ne nous diront pas le contraire) allons-y gaiement en levant l’index et l’auriculaire de la main droite et en bougeant la tété de bas vers le haut ! Rock’n rooool !