Se connecter

Mot de passe oublié ?

Trojan All Stars

Nationalité : Jamaïque
Label : Trojan | Genre : Reggae

2
La biographie de Trojan All Stars
Il fut un temps où l'on distinguait deux sortes de skinheads : il y avait les skinheads fascistes et nazillons (ça existe toujours aussi chez nous même si visiblement ils sont plus « légion » dans les pays du nord de l'Europe et dans l'ancien « bloc » communiste) et les skinheads « Trojan ». Ces derniers ressemblaient un peu au premiers si ce n'était leur dandysme directement issu du courant mods anglais (cf. les Who ou The Jam). Ils avaient le crâne rasé certes mais c'était pour échapper à la garde montée britannique qui avait pris pour habitude de les courser et de les attraper par les cheveux. Contrairement aux facho, ils écoutaient du reggae et du ska et acceptaient avec plaisir la présence des black parmi eux, c'est à dire la vague de jamaïcains qui arrivait alors par bateaux entiers. Bon, ok, il y eut aussi un moment les « red skins » pour désigner ceux qui étaient issu du courant alternatif et libertaire mais d'obédience clairement marxiste-léniniste (au contraire des punks plus enclin à Bakounine ou Proudhon). Bref, quoiqu'il en soit les skinhead Trojan écoutaient précisément la production Trojan (label et studio d'enregistrement) d'un certain Arthur Duke Reid (un ancien policier jamaïcain reconverti dans la production de disque). Cette production reconnaissable au casque d'hoplite qui ornait les disques (Trojan signifiant « troyen » en anglais) proposait et propose toujours des compilations de vieux enregistrements des artistes jamaïcains, des "old plates specials" de derrière les fagots. On parle ainsi plus volontiers des compilations Trojan que des albums à proprement parler (même si par exemple on trouve des albums entiers de Big Youth ou de Prince Far I pour ne citer qu'eux). Plus que des compilations, c'est de véritable coffrets que nous offre Trojan à chaque fois, coffrets qui marchent de manière thématiques : on trouve un « coffret roots reggae » par exemple, un coffret «Trojan Nyahbinghi Box Set », un coffret « rock steady old school », un « Trojan Ganja Reggae Box », bref, toutes les déclinaisons du reggae et de son histoire. Autant d'artistes, autant de déclinaisons. En Fred Perry, en bretelles et en Monkey Boots, les skinheads d'alors écoutaient entre deux morceaux des Specials ou des Selecter, un titre des Ethiopians ou un de Desmond Dekker. Lors des concerts de reggae, on apercevait dans le public de gros rasta en dreadlocks complètement irie côtoyer des petits blancs avec leur canette de bière dans une fraternité plutôt cool, médusés par Big Youth ou par Alton Ellis qui chantait sur scène. Cependant, les skinhead Trojan d'alors était quand même plus portés sur le rock steady et le ska (voire même des trucs limite tropical 60's) que sur le roots rock reggae à la Marley ou Gladiators (dandysme oblige) et il n'était pas forcément question de Jah Love ou de Conqueror Lion Of Juda et encore moins de « back to Africa ». L'histoire de la plus grosse production de reggae de l'univers commence le 28 juillet 1967, en Jamaïque. En fait, le mot « Trojan » vient du surnom dont on avait affublé le camion sound-system de Duke Reid, rempli à ras bord de disques, de platines et de baffles. Sur ce camion, qui traversait les villages et les quartiers de Kingston on pouvait en effet lire, peint à même la carrosserie « Duke Reid, Le Roi Troyen des Sons » (plus mégalo il n'y a pas). En 1969, l'ancien flic est fier de présenter l'un de ses premiers titres « Red Red Wine » (cf. la célèbre reprise de UB40) le classique de Neil Diamond. Ensuite, c'est l'enchaînement et…jackpot ! Les Pionneers enregistrent chez Trojan, les Upsetters de Lee Perry, Gregory Isaacs, Toots, Desmond Dekker, Bob Marley, tous les artistes d'antan y passent (remarquez, s'ils n'étaient pas chez Trojan, ils étaient chez le concurrent magnanime Studio One). En 1975 (date de la mort de Duke Reid), Trojan est racheté par Saga Records mais cela n'empêche pas au label d'intégrer Prince Far I et Prince Jammy dans ses rangs. Le plus marrants dans tout ça, c'est que Duke Reid n'avait rien d'un rasta ni d'un skinhead. C'était juste un simple policier qui s'est reconverti au bon moment. Par contre, l'histoire ne nous dit pas si sa formation a été pris en charge à 100%.

...


1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13


Les personnalités associées à Trojan All Stars
Sites consacrés à Trojan All Stars
Pseudo * :
E-mail :
Votre commentaire *
Crypto * :
* champs obligatoires
OK
Les radios
Restez connectés avec Ados
Facebook Twitter RSS
Newsletter
Mentions légales - Qui sommes-nous ? - Contactez-nous - Ados.fr est un sité édité par Doctissimo Network