Il n'est pas le fils de Woody Allen, mais il est le frère spirituel de Fela Kuti et le père de l'afro-beat. Tony Allen est un autodidacte, un batteur mythique qui ne se met à son instrument qu'à l'âge de 18 ans. Ambassadeur de la musique et de son Niger, Tony Allen tourne dans le monde entier et change de lieu de vie.
Tony Allen naît à la musique tardivement, à l'âge de 18 ans, alors qu'il travaille pour une radio. Il choisit la batterie comme instrument de prédilection. Dans les années soixante, Tony Allen fait une rencontre déterminante : celle de Fela Kuti. Ensemble, ils se mettent au jazz. Ils revoient aussi la « highlife », la musique traditionnelle de l'Afrique de l'0uest. Avec Fela, Tony Allen fait évoluer sa rythmique.
Entre la fin des années 60 et le début des années 70, ils forment le groupe Africa 70. Lors d'une tournée, il découvre James Brown. Avec d'autres artistes, il va devenir une influence et s'infiltrer dans la musique d'Africa 70.
Malgré sa popularité grandissante, la formation rencontre des obstacles, comme les problèmes financiers, la discrimination raciale, les pressions politiques ou les arrestations. Dans les années 70, Tony Allen est pris dans une rafle et passe quelques jours en prison. En 1979, après un concert à Berlin, Tony Allen quitte Africa 70 et Fela Kuti.
Tony Allen continue à explorer avec son groupe, du nom de Lagos, l'afro-beat ou la musique née de la rue et de la colère en quelque sorte descendante du blues né des champs de coton et du besoin d'exutoire des esclaves -, empreinte de jazz et de funk, de soul et de rythm'n'blues. Tony Allen, qui multiplie les rencontres et doit tout savoir jouer, expérimente l'électro et incorpore le dub, le funk ou le hip-hop à ses albums.
S'il a été à l'origine de l'afro-beat, avec Fela, Tony Allen ne veut pas s'enfermer dans un seul genre, même s'il s'agit de sa création. Puisqu'il se lasse vite et que la musique a souvent pris comme base l'afro-beat, il cherche une musique de remplacement, d'autres voies à explorer. Avec « HomeCooking », Tony Allen se lance dans les sons électroniques. Cette nouvelle route, même si elle lui inspire quelques regrets, lui permet de rencontrer Damon Albarn, le chanteur de Blur. Sur cet album, Damon Albarn chante sur "Every Season".
En 2006, Damon Albarn, qui est aussi producteur, sort sur son label Honest Jon's - « Lagos No Shaking ». Dans cet album, Tony Allen retourne à l'afro-beat.