Ah, le bon vieux temps de la légende du rock’n roll ! Il n’est pourtant pas si loin, certains groupes pourraient bien de temps en temps avoir retrouvé les ingrédients pour fabriquer un bon groupe de rock avec des morceaux de 70’s dedans… The Verve en fait partie. D’abord, c’est un groupe qui n’a duré que le temps de trois albums : « A Storm in Heaven » en 1993, « A Northern Soul" en 1995, et « Urban Hymns » en 1997. Premier bon point. Ensuite, son leader, Richard Ashcroft est suffisamment charismatique. Grand, maigre à faire peur, cheveux longs, bouclés et gras, perpétuellement vêtu d’un jean et de couleurs sombres, triste, le regard fixe, forcément fatal donc, et juste assez laid pour être beau à faire peur. Deuxième bon point. Les membres du groupe, emmenés logiquement par Ashcroft, Nick McCabe, Simon Jones, Peter Salisbury et pour un temps, Simon Tong, s’y connaissent en drogues. Extasy, psychotropes divers, même si « The drugs don’t work » fut l’un de leurs plus grands tubes, les musiciens de The Verve ne sont pas des modèles de sobriété. Chambres d’hôtel détruites, hospitalisations, du tout bon… Troisième bon point. Leurs influences : Les Beatles, Les Stones, Funkadelic…La deuxième leur a valu des problèmes avec la justice pour un sample utilisé sans autorisation. Très bien, les problèmes avec la justice ! Quatrième bon point. Enfin, et surtout, The Verve, en un album, « Urban Hymns » et un titre, « Bitter Sweet Symphony » est devenu un groupe classique qui fait des morceaux classiques, des morceaux entrés par la grande porte au panthéon du rock. Aussi fort qu’Oasis, sans aucun doute plus grands que Coldplay… Cinquième bon point. Maintenant, le groupe s’étant séparé, « rock’n roll rules », Richard Ashcroft continue sa carrière solo. Plus soft, plus introspectif, moins psychédélique…Dommage mais la musique continue…