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C'est à Chiddington, petit village à côté de Guilford en Angleterre que se forme en 1974 le groupe The Stranglers. Jet Black s'installe derrière la batterie, Hugh Cornwell officie au chant et à la guitare, Jean-Jacques Burnel à la basse, et Dave Greenfield aux claviers. Un an plus tard, les quatre trublions sont à Londres. Ils commencent à se produire dans certains clubs et acquièrent rapidement une petite notoriété dans le milieu punk underground londonien. Certains critiques de l'époque parlent alors de The Stranglers comme de l'union entre The Doors et Television.
En 1976, The Stranglers signent sur le label anglais United Artists et sortent leur premier album, Rattus Norvegicus, produit par Martin Rushent. Le disque entre directement en 4e position des hits-parades et renferme un premier tube, "Peaches". Le style offensif, controversé, un tantinet psychédélique et l'humour noir du groupe plait énormément au public, ce qui n'est pas le cas chez la critique. La presse n'aime pas The Stranglers, et le combo lui rend bien. Pour preuve, le titre "London Lady", qui n'est autre qu'une attaque ciblée et acerbe envers une journaliste du magazine Sounds. The Stranglers sera d'ailleurs tant réputé pour la qualité de sa musique que pour les débordements, souvent violents, qui sévissent lors de leurs performances live. Mais qu'importe ! Le quatuor surfe sur la vague du succès, confirmé avec No More Heroes - deuxième place dans les charts britons !-, véritable fourmilière à tubes, à commencer par la chanson-titre de l'album.
Black & White en 1978, s'inscrit dans la même lignée. Mais déjà, la musique de The Stranglers semble prendre une direction beaucoup plus pop et psychédélique, à l'image de The Raven, leur album sorti en 1979. Provocateur en diable, adepte du scandale, l'entrée du groupe dans les années 80 est marqué par l'incarcération de Hugh Cornewell, qui écope de trois mois d'emprisonnement pour possession de narcotiques. Une incartade vite compensée en 1981 par la sortie de La Folie, sans doute le projet le plus maîtrisé et le plus ambitieux du groupe, dont est extrait l'un de leurs meilleurs morceaux, l'éminent "Golden Brown", qui témoigne de l'entrée du synthétiseur dans leur musique. Les années suivantes, le groupe se fera un peu plus discret, bombardant quelques tubes au passage comme "Nice in Nice" ou "Always the Sun", titre toujours frémissant dans la mémoire collective aujourd'hui. Leur reprise des Kinks, "All Day and All of the Night" en 1988, parachève leur retour en force dans les charts.
Si l'année 1990 sonne la fin de The Stranglers à quatre - Hugh Cornwell s'en va-, les autres membres continueront de faire vivre le groupe, sur la bande (Stranglers in the Night en 93 ou Written in Bed en 97) comme sur scène et ce, aujourd'hui encore.
| Similaires | Depeche Mode, The Clash, Joy Division, Nick Cave And The Bad Seeds, The Cure, The Jesus And Mary Chain, Television, Siouxsie And The Banshees, Echo and the Bunnymen, Buzzcocks, The Go-Betweens, Gang Of Four, The Damned, Stiff Little Fingers, Wire, Paul Weller, The Vibrators |
| Collaborations | Burt Bacharach, BP Zoom, Asyl |
| Inspirations | The Who, The Kinks, The Velvet Underground, Genesis, Therapy?, Kennedy |
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