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The Moody Blues

Nationalité : Angleterre
Label : Deram | Genre : Pop

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La biographie de The Moody Blues
Dans la mémoire collective, les Moody Blues sont souvent perçus comme un des groupes les plus ennuyeux de l'histoire, auteurs de concept-albums sur le destin de l'humanité. C'est un peu vrai, bien sûr, mais en rester là serait dommage. Car un tel point de vue oublie leurs débuts de carrière, à l'époque où ils étaient un des meilleurs groupes de rythm'n blues d'Angleterre, ainsi que les très belles chansons pop-rock, simples et efficaces, qu'ils ont réussi à sortir en pleine époque progressive. Il suffit, pour s'en convaincre, d'affronter des apparences souvent trompeuses. Formés en 1964 par d'habiles musiciens, les Moody Blues ont la chance d'obtenir rapidement un contrat au Marquee, célèbre boîte londonienne, qui leur assure un public immédiat. Comme leurs contemporains, ils jouent majoritairement des standards rythm'n blues, et c'est avec l'un d'eux, « Go Now » (de la chanteuse soul Bessie Banks), qu'ils obtiennent leur premier tube, la même année. Dès lors, ils sont considérés comme un des meilleurs groupes du genre, au même titre que les Animals, Manfred Mann ou les Zombies. Ils enchaînent quelques 45 tours et un album, paru avec des pistes et des titres différents en Angleterre et aux Etats-Unis. De cette époque, on retiendra « From The Bottom Of My Heart » (1965), premier morceau de leur composition, déjà très pop, ou l'extraordinaire « Bye Bye Bird » (1966), où l'harmonica de Ray Thomas et la voix de Denny Laine se livrent un duel à toute allure. Mais, au cours de l'été 1966, le bassiste et le guitariste/chanteur quittent la partie (ce dernier, Denny Laine, fondera plus tard les Wings avec Paul et Linda McCartney). Ils sont remplacés assez vite par John Lodge, à la basse et Justin Hayward, à la guitare, qui vont contribuer à faire évoluer le style du groupe. Marqués par les récentes tentatives des Beatles et des Rolling Stones, et pressentant les bouleversements de l'ère psychédélique, les Moody Blues décident de rompre radicalement avec les règles du rythm'n blues. Ils s'enferment en studio et tentent de nombreuses expériences musicales. Si leur première idée – enregistrer une version pop de la Symphonie du Nouveau Monde – fait long feu, les bandes qu'ils enregistrent sont remarquées par un producteur, Tony Clarke, qui décide de prendre en main le destin du groupe. Ensemble, ils enregistrent « Days Of Future Passed », l'un des albums les plus importants de 1967. Concept-album plus tenu, plus précis que « Sgt. Pepper » (même si, à d'autres égards, le disque des Beatles est bien meilleur), il est le véritable point de départ de ce qu'on a appelé le rock progressif. Enregistré avec un orchestre symphonique conduit par Peter Knight, il entend raconter la journée typique d'un homme moderne, en même temps que ses rêves et ses angoisses. D'emblée, tous les paradoxes du groupe sont là : malgré une ambition démesurée, qui les rend quelquefois pompeux, ils parviennent à trouver une économie intelligente, capable de sauver leur musique des décennies plus tard. Dans ce quintet, chacun est désormais auteur, compositeur et interprète. Et chacun possède son style : John Lodge, influencé par la musique californienne, propose une sorte d'acid-rock souvent rafraîchissant (« Peak Hour ») ; Ray Thomas, flûtiste et multi-instrumentiste, excelle dans la pop guillerette et légère (« Another Morning ») ; Mike Pinder, organiste, se lance dans des recherches plus complexes et souvent plus confuses ; Graeme Edge récite des poèmes ; tandis que Justin Hayward met dans le mille grâce à une pop calme et basique, mi-anglaise, mi-américaine… Avec un de ses morceaux, « Nights In White Satin », les Moody Blues font un véritable carton. Slow de l'été, il inspire à Leo Ferré la chanson « C'est extra »… Abandonnant Peter Knight à son destin, les Moody Blues misent alors sur le tout psychédélique, avec « In Search Of The Lost Chord » (1968). Ils s'entourent de sitars, vantent les mérites de Timothy Leary, chantre américain du LSD, et partent à la recherche du « Om »… Le résultat est inégal. Si des morceaux comme « Om », justement, sont à peu près nuls, le disque comporte aussi de vraies réussites : « Legend Of A Mind », de Thomas, une longue envolée psychédélique à la Pink Floyd, ou « Voices In The Sky » et « The Actor », deux excellentes ballades d'Hayward. Après deux autres albums inégaux mais intéressants, « On The Threshold Of A Dream » et « To Our Children's Children's Children », tous deux parus en 1969, les Moodies signent probablement leur meilleur album avec « A Question Of Balance » (1970). Ils parviennent presque à s'abstenir de leurs digressions habituelles et interprètent quelques morceaux puissants : « Question », « Don't You Feel Small », « And The Tide Rushes In » et surtout « Melancholy Man », la meilleure chanson de Pinder, une sorte de requiem pop dont la mélodie hante à jamais l'esprit. Malheureusement, dès « Every Good Boy Deserves Favour » (1971), l'inspiration se tarit sensiblement et le groupe ne parvient plus à éviter les redites, malgré quelques réussites (« The Story In Your Eyes », « Emily's Song »). Quant à « Seventh Sojourn » (1972), il voit tomber les musiciens dans la plus insipide auto-caricature… Il est d'ailleurs assez paradoxal que leur meilleur rock, « I'm Just A Singer In A Rock'n Roll Band », signé Lodge, figure sur cet album. En toute logique, une séparation s'ensuit. Chacun tente sa propre carrière solo, sans grand succès… Probablement à court d'argent, les musiciens reforment donc les Moody Blues en 1978 et, avec « Octave », ouvrent le chapitre le plus inintéressant de leur carrière. Encouragés par le virage commercial de Genesis, ils essaient de composer des tubes de pop synthétique et ne parviennent, en gros, qu'à décevoir leurs anciens fans. Si Mike Pinder et Ray Thomas ont fini par lâcher l'affaire, les trois autres persistent et signent. Ils ont même trouvé le moyen de sortir un album de Noël, intitulé « December », en 2003...

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razibuzouzou
Il y a 11 mois, 2 semaines Signaler ce commentaire
je savoure les moody , les mélodies pas lassantes . Je zap les stones , les bruits actuels , les jappements de dindes , les hurlements de l'enfer . Ce groupe COOL , dans un monde de brutes .
MathisDebbie23
Il y a 2 ans 1 mois Signaler ce commentaire
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