Jake Wherry et Ollie Teeba forment un duo exemplaire. Amis depuis dix ans, ils ont su cristallisé leur amour de la musique avec finesse et subtilité en produisant de l'électro de qualité, mélangeant avec véhémence jazz, funk et hip hop. C'était donc naturel qu'ils se retrouvent sur le label Ninja Tune (Mr. Scruff, Coldcut, Amon Tobin, etc) et qu'ils fondent leur propre studio d'enregistrement Train Trax à Twickenham. Mais attention, ne vas pas croire qu'ils sont deux à faire tout ça. Plus qu'un groupe, c'est un véritable collectif ces Herbaliser : 9 personnes au compteur (je veux mon n'veu !) qui ne se sont pas fait priés pour taper l'incrust après le succès du premier album. Il faut dire aussi que l'Angleterre est assez friand des collectifs (cf. So Solid Crew) et que c'est bien dans l'esprit anglo-saxon qui voit des « team », des « crew » et des « band » un peu partout. De fait, The Herbaliser est plus un groupe « live » qu'un groupe « à écouter ». Sur scène, avec tout leur matos c'est un vrai feu d'artifice de scratch et de deelays, d'orgue Hammond et de saxophones, de rap et de breakbeat. Niveau discographie (voir ci-dessous) ça nous donne : Very Mercenary en 1999 (avec samples et featuring de Roots Manuva), Something Wicked this Way Comes en 2002, et Take London en 2005. So british !