Si l'histoire de The Darkness ressemble à un canular, c'est absolument normal : le groupe et son public ont une fâcheuse tendance à ne rien prendre au sérieux
surtout pas la musique. Leur hard FM, tout en vocalises, en production léchée et en solos interminables est donc davantage un phénomène carnavalesque semblable à Spinal Tap qu'un nouveau groupe de rock
Le groupe se forme en 1999, après une soirée bien arrosée dans un karaoké de Norfolk, où le chanteur, Justin Hawkins impressionne l'assemblée par son interprétation du tube de
Queen : « Bohemian Rhapsody » ! D'emblée, c'est tout un destin qui se décide : The Darkness va ressusciter le Hard Rock. Pas le métal, non, mais cette musique beaucoup plus optimiste et démonstrative qui ne se jouait plus depuis
Nirvana
celle des
Scorpions, Foreigner,
Def Leppard, Saga ou
Europe. Le vrai hard, quoi, qu'on dansait en secouant la tête dans les booms des années 80 !
Après trois ans de maturation, leur premier album, « Permission To Land » (2003), tient toutes ses promesses, notamment grâce à l'impossible single « I Believe In A Thing Called Love », anachronisme absolu servi par un clip impeccable. Justin y interprète un solo sur une guitare blanche tombée du ciel, au milieu d'éclairs bleus électriques. Le succès est immédiat, ce qui les autorise à sortir la même année une chanson de Noël : « Christmas Time (Don't Let The Bells End) ».
Deux ans après, « One Way Ticket To Hell
And Back » prouve, avec ses ballades dégoulinantes, ses riffs héroïques et ses orchestres de flûtes de Pan que tout n'avait pas été dit en matière de mauvais goût.
Meat Loaf, tu n'es plus seul : The Darkness est là !