Que peut-on faire à Hoylake, dans le Merseyside, sur la côte ouest de l’Angleterre ? Au lycée, à part s’ennuyer royalement ou former un groupe, pas grand chose… Soumis à des influences aussi puissantes qu’hétéroclites que celles de Bob Marley, les Beach Boys, Hemingway, Huckelburry Finn ou la musique du sud des Etats-Unis, ils sont toute une bande de potes à se réunir et à répéter entre deux cours, d’abord des morceaux d’Oasis, (on est en Grande-Bretagne, oui ou non ?), puis des titres de leur composition. Ils sont très jeunes, ils doivent désormais avoir dans les 25 ans en moyenne, et se prénomment James Skelly (à la guitare et au chant), Ian Skelly (batterie), Nick Power (orgue et chant), Bill Ryder-Jones (guitare et trompette), Lee Southall (guitare et chant), Paul Duffy (basse et saxophone) et John Duffy (Percussions). En quelques albums, le groupe, remarqué par Alan Wills et signé sur Deltasonic, fait très vite son choix. A quoi bon continuer une vie comme tout le monde, « se contenter de faire une chose lorsque l’on peut en découvrir des centaines » quand votre univers musical vous offre de telles possibilités. Intéressant mélange de ballades en mode mineur, de chansons d’un Far-West lointain revisité et de clairs de lune se reflétant dans le bayou, The Coral construit un pont entre les deux continents de la musique anglo-saxonne, le vieux et le nouveau. Ils sortent leur quatrième album en juin 2005, « Invisible Invasion », considéré à ce jour comme l’un de leurs meilleurs opus. Presque psychédélique, dans la lignée de la pop des sixties, « Invisible Invasion » s’infiltre insidieusement dans les oreilles, aussi tenace et subtil que le meilleur brouillard anglais.