The Byrds - Ados.fr

The Byrds

Nationalité : Etats-Unis
Label : Columbia | Genre : Folk

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La biographie de The Byrds
Tel des vagues venant s'échouer paresseusement sur les récifs, ou des papillons butinant de pétales en pétales au-dessus des herbes d'été, la discographie des Byrds vient s'abreuver timidement et de manière presque enfantine à la source du folk : Bob Dylan. Mais cette discographie tient plus du scintillement d'étoile chatouillée par les turbulences atmosphériques que de la soif inextinguible à proprement parler. Déjà, leur premier album se nomme « Mr. Tambourine Man », célèbre chanson de Dylan. Ensuite, rien que dans cet album qui date de 1965, on compte pas moins de quatre reprises de titres « dylaniens » : outre la chanson éponyme, tu as « Spanish Harlem Incident », « All I Really Want to Do » et « Chimes of Freedom ». Visiblement, c'est cela qui a séduit le label Columbia : cette propension à reprendre du Dylan mais sur un versant plus « electrique Hendrix », entendons, plus psychédélique que folk. Faut dire que les Byrds (qu'on ne confondra pas avec les Birds d'Angleterre) étaient déjà bien branchés par le LSD et autres substances californiennes (ils sont de Los-Angeles) et que la guitare à 12 cordes de Roger McGuinn n'était pas là pour la figuration. Le deuxième album de la même année, « Turn ! Turn ! Turn ! » (que tu peux entendre sur la BO de Forrest Gump) tend toujours la main vers le chapeau de paille du père Dylan avec les deux reprises « Lay Down Your Weary Tune » et « The Times They Are a-Changin' ». Reprise encore pour « My Back Pages » dans l'album Younger Than Yesterday (1967), pour « This Wheel's on Fire » dans Dr. Byrds & Mr.Hyde (1969) ou encore pour “You ain't going Nowhere » dans Sweetheart of the Rodeo (1968). Dylan est toujours présent, en filigrane, figure tutélaire et paternelle transformée en nuage-arc-en-ciel, parolier fondateur. Les Byrds restent en cela tributaire du folk et ce n'est pas leur reprises de Neil Young ou de Woody Guthrie qui émaillent encore leurs albums qui nous diront le contraire. Mais c'est plus que cela. Avec les Byrds, apparaît la 5e dimension via leur cultissime album de 1966, « 5th Dimension ». Dans cet album, on entre dans une autre sphère et on peut presque entendre Hendrix nous demander « Are You Experienced ? ». D'abord, avec le titre « Eight Miles High » l'auditeur est placé d'office à une hauteur de 13km, distance idéale pour apercevoir les champs de blé et les verts pâturages, pour voir des bancs d'oiseaux et les récifs nuageux (on comprend pourquoi il est devenu un hymne hippie). Dès l'ouverture, la basse de Chris Hillman donne le change à McGuinn qui se fait un plaisir d'entamer le thème « India » de Coltrane à la guitare. La batterie de Michael Clarke se fait frénétique, épileptique et Crosby (oui, celui du groupe Crosby, Stills, Nash And Young) rejoint la voix de Gene Clark dans une mollesse emphatique. Tout concours à un décollage de la Terre. Quant à la chanson « 5th D », elle continue l'Elevation vers des univers intérieurs qui n'auraient pas déplu à André Breton pour qui « l'idée du surréalisme tend simplement à la récupération totale de notre force psychique par un moyen qui n'est autre que la descente vertigineuse en nous ». En ce sens, cet album est éminemment surréaliste. On te laisse découvrir par toi-même tous les trésors de cette discographie et papillonner à ton tour à l'écoute d'albums qui sont de véritables bases musicales.

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