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Tangerine Dream

Nationalité : Allemagne
Genre : Electro, Clubbing

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La biographie de Tangerine Dream
On ne résume pas facilement la carrière de Tangerine Dream. Il faut dire que ce groupe allemand est des plus prolifiques. Depuis la fin des années 60, ils ont à leur actif plus de cinquante albums, si l’on compte leurs nombreux enregistrements live et leurs bandes originales. Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que leur influence sur la techno et les musiques électroniques est au moins aussi importante que celle de Kraftwerk, leurs compatriotes. Edgar Froese commence à faire de la musique au milieu des années 60. Tombé en pleine ère psychédélique, il partage avec ses contemporains un goût pour l’innovation technologique et l’esprit du happening artistique. Il s’intéresse au surréalisme et travaille avec Salvador Dali. Après une expérience au sein d’un groupe d’acid-rock, dans l’esprit de Jefferson Airplane, il fonde la première mouture de Tangerine Dream en 1969. Le groupe, qui connaîtra une géométrie variable, réunit à l’époque Froese, le batteur Klaus Schultze et le multi-instrumentiste Conrad Schiltzer. Ensemble, le trio enregistre un premier album, « Electronic Meditation » (1970), dont la sortie est discrète. Après le départ de Schiltzer et Schultze, partis tenter leurs chances en solo, l’organiste Peter Baumann et le batteur Christopher Franke rejoignent le groupe, dont ils constitueront deux piliers fondamentaux durant toutes les années 70. Soutenus ponctuellement par Steve Schroeder ou Florian Fricke (du groupe Popol Vuh), le trio parvient à jouer une musique exigeante tout en obtenant un succès croissant. Les deux albums suivants : « Alpha Centauri » (1971) et « Zeit » (1972) leur font ainsi gagner un public international, et en 1973, le célèbre DJ anglais John Peel nomme « Atem » disque de l’année. A l’époque, on qualifie leur style de « space rock ». Très planante, leur musique présente de nombreux points communs avec celle des Pink Floyd, même si leur absence d’instruments à cordes les éloigne de ce qu’on appelle généralement le rock. Souvent dissonants et complexes, des titres comme « Birth Of Liquid Plejades » emploient déjà les techniques de la musique électronique, sans en trouver véritablement le style. Cette musique très exigeante les place alors nettement dans le courant « progressif ». Les choses évoluent lorsque, en 1974, la formation quitte son label indépendant (Relativity) pour signer un contrat chez Virgin. Au sein de cette maison de disques les musiciens sortent de « Phaedra » (1974) à « Hyperborea » (1983), une dizaine d’albums qui redéfinissent les canons de la musique électronique. Dès « Phaedra » ; et plus encore sur « Rubycon » (1975), leurs morceaux se font plus nettement répétitifs, gardant un côté planant, mais plongeant l’auditeur dans une sorte de transe hypnotique. Ils font ainsi le pont entre des compositeurs américains comme Terry Riley ou Philip Glass, et les DJ qui inventeront la techno trance dans les années 80. Quand la new wave vient frapper à la porte, ils marquent, comme nombre de leurs contemporains, une évolution sensible. Sur « Stratosfear » (1976) ou « Cyclone » (1978), ils emploient des guitares, des basses et s’autorisent même un chant sporadique, créant par une sorte d’electro-pop qui ne va pas sans préfigurer le trip-hop. Mais, tandis que Baumann se lance à son tour dans une carrière solo, Tangerine Dream voit, avec l’arrivée de Johannes Schmoelling, son style évoluer à nouveau. Les musiciens se détournent de ce format plus commercial et tentent de nouvelles expériences, en collaborant par exemple avec un orchestre symphonique. « Tangram » (1980) marque leurs débuts dans un genre qu’ils s’approprieront bientôt définitivement : l’ambient music. A l’instar de Brian Eno, leur but devient moins de créer des mélodies, ou même de susciter l’hypnose, que d’engendrer des atmosphères propices au repos et à la méditation. Doucement mais sûrement, ils deviennent ainsi le groupe phare du mouvement New Age. A partir de leur rupture avec Virgin, en 1983, ce virage semble définitif. Réalisant plus de BO que d’albums, sur leur nouveau label (Zomba), ils sont de moins en moins suivis par le public rock. Au courant de toutes les dernières innovations technologiques, ils semblent avoir cédé, depuis « Le Parc » (en 1985), à une tentation « instrumentale » : très agréable, mais bien souvent désincarnée, leur musique semble moins satisfaisante pour elle-même que pour le climat qu’elle va créer. D’où son intérêt pour les réalisateurs de cinéma et son absence. Johannes Schmoelling a quitté le groupe en 1988, et depuis, la formation être retombé dans l’instabilité, les seuls membres permanents étant Edgar Froese et, depuis le début des années 90, son fils Jerome Froese. Néanmoins, l’entreprise familiale continue de publier quasiment deux disques par an depuis 1990 !

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Les personnalités associées à Tangerine Dream
Sites consacrés à Tangerine Dream
Le Site Officiel Biographie, Discographie complète. Très bien fait, il est indispensable pour les amateurs. // The Tangerine Dream Database Site d'un fan, il complète utilement le site officiel en s'intéressant aux carrières solo des différents membres. // Le dossier Rock Psychédélique Sur Fluctuat.net
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