Tahiti 80 est l’un des très rares groupes pop français parvenus à conquérir un public international sans venir de Versailles. Grâce à leurs goûts musicaux surs et éclectiques (de la pop des sixties à l’electronica, en passant par le rock indé des années 80), ils s’imposent comme un des orchestres les plus aventureux du moment mais restent paradoxalement peu connus dans leur propre pays. Fondés à Rouen en 1993, ils sortent un premier mini-album en 1995 (« 20 Minutes »), mais, tiré à 536 exemplaires, celui-ci demeure confidentiel et est aujourd’hui une pièce de choix pour les collectionneurs. Il faut attendre 1999 pour que « Puzzle » commence à faire parler d’eux en Belgique… et au Japon. Ils y vendent 25 000 CD le jour-même de la sortie et, au cours de leur tournée là-bas, confirment cet engouement de l’archipel nippon, qui poussera la diva Kahimi Karie à leur demander des titres. Il faut dire que, de « Yellow Butterfly » à « Revolution 80 », en passant par le single « Heartbeat », leurs chansons montrent à la fois une grande maturité de composition et une fraîcheur revigorante. Dans un genre indiscutablement pop, avec des mélodies dignes de
Burt Bacharach, elles jouent assez subtilement sur les apports électroniques, ouvrant aux musiciens la porte des clubs. Quant à la pochette, elle est également un habile compromis entre une imagerie pop héritée des années 60 et un graphisme inspiré du manga. Après quelques singles – qui leur donnent l’occasion d’enregistrer quantité d’inédites pour le public nippon – ils font paraître en 2001 une compilation, « Songs From Outer Space », puis, l’année suivante, un nouvel album. Ce dernier, « Wallpaper For The Soul », bénéficie des services de l’arrangeur Richard Hawson, un ancien collaborateur de
Nick Drake. Renforcés par des violons, les musiciens enrichissent leur prisme, se montrent parfois atmosphériquent. Malheureusement, si leurs fans japonais ou américains les plébiscitent, le succès n’est toujours pas au rendez-vous en France ni en Angleterre. Les arrangements luxuriants et lumineux d’« A Piece Of Sunshine » (2004) confirment le talent du groupe, mais le disque, trop court, n’élargit pas notablement leur audience. Sur « Fosbury » (2005), ils approfondissent leurs influences electro et hip-hop. Toujours aussi énergique, cette musique serait une alliée étonnante pour les DJ’s, si la popularité se donnait enfin la peine de montrer le bout de son nez.
hello
je m'appelle tempsreel et habite à Caen ; j'aime bcp votre musique.
J'ai composé pas mal de titre qui devrait je pense vous intéresser notamment "marquess of sushis"
Vous pourriez la jouer à votre sauce pour le concert en faveur du japon
Voici mon site
http://www.reverbnation.com/tempsreel
et n'hesitez pas à me contacter si je peux vous apporter qqchose
salut
tempsreel