Se connecter

Mot de passe oublié ?

Small Faces

Nationalité : Grande-Bretagne
Label : Decca | Genre : Rock

36
La biographie de Small Faces
Les Small Faces étaient l’un des groupes mod les plus populaires d’Angleterre, mais ils n’ont pas eu beaucoup de chance et la popularité s’est longtemps montré injuste à leur égard. Le groupe se forme en 1965. Comme la plupart des musiciens britanniques de cette époque, Steve Marriot (chanteur et guitariste), Ronnie Lane (bassiste), Kenney Jones (batteur) et Jimmy Winston (organiste) sont des passionnés de rythm’n blues. Rien d’étonnant, donc, à ce que leur premier 45 tours, « Wat’cha Gonna Do About It », soit directement inspiré du soulman Solomon Burke. Mais, à l’instar de leurs confrères des Kinks et des Who (qui publient respectivement « You Really Got Me » en 1964, et « My Generation » en 1965), ils impressionnent bien vite les foules par une violence toute électrique. Malgré sa mélodie primesautière et ses paroles inoffensives, « Sha-La-La-La-Lee », paru début 1966, contribue à l’explosion des formats qui travaille le rock depuis quelques années. Avec sa rythmique assourdissante et ses chœurs obsédants, le morceau pousse le rythm’n blues dans ses derniers retranchements, créant une sorte de pop garage sans véritable équivalent. Le titre est un succès, bientôt suivi par les similaires « Hey Girl » et « All Or Nothing », qui reproduit de façon minimale et ultra-saturée le Wall Of Sound de Phil Spector. En pleine adolescence musicale, le groupe s’impose alors comme une référence universelle de la pop. Cependant, dès le single suivant, « My Mind’s Eye », les Small Faces manifestent l’envie de grandir, d’abandonner les traditionnelles histoires d’amour en trois accords pour jouer une musique plus sérieuse. Construit sur une mélodie de Bach (le cantique « Gloria In Excelsis »), la chanson aborde en termes flous des sujets chers au mouvement psychédélique : l’expansion de la pensée, l’ouverture de l’esprit, l’aliénation dans la société moderne, etc. Bien que brillant, ce disque entraîne une brouille avec leur producteur qui, sans leur accord, sort le disque prématurément d’après une maquette inachevée. Décidés à être enfin pris au sérieux, ils se tournent, en 1967, vers Andrew Long Oldham, qui s’est rendu célèbre pour ses collaborations avec les Rolling Stones et dont le label, Immediate Records semble en pleine expansion. Leur musique devient plus léchée, abandonnant le son garage qui les caractérisait. Quant aux paroles, elles se mettent logiquement à évoquer la paix, l’amour et la drogue ! Tandis que le « Summer Of Love » bat son plein à San Francisco, « Here Comes The Nice », et surtout « Itchycoo Park » leur offrent un nouveau public auprès du mouvement hippie. Mais les difficultés financières d’Immediate Records et l’échec commercial de leur concept album, « Ogden Nut’s Gone Flake », provoquent l’année suivante des dissensions au sein du groupe. Satirique et versatile, contenant de longs délires narratifs, ce 33 tours est aujourd’hui reconnu comme un chef d’œuvre, mais peine à convaincre ses contemporains. Seule la pochade « Lazy Sunday », jouant sur l’accent cockney exacerbé de Marriot, obtient un certain succès en Grande Bretagne. Le chanteur abandonne bientôt la partie pour fonder le groupe de hard rock Humble Pie avec le guitariste Peter Frampton. Pour compenser ce départ, les Small Faces font appel à deux jeunes talents : le chanteur Rod Stewart et le guitariste Ron Wood (qui deviendra plus tard le soliste des Rolling Stones). Fin 1968, ils publient un dernier album, « There Are All But Four Small Faces », avant d’entamer une nouvelle carrière sous le nom de The Faces, qui verra la consécration de leur nouveau chanteur. Le groupe tente de se reformer avec Steve Marriot en 1977, mais, en pleine vague punk, la publication de leurs deux nouveaux disques passe totalement inaperçue. La mort frappe prématurément le chanteur, qui meurt dans un incendie en 1991 et Ronnie Lane (malade depuis vingt ans de la sclérose en plaques) en 1997. Grâce à la popularité de groupes comme Blur ou Oasis, évidemment influencés par les Small Faces, ces derniers commencent enfin à avoir la reconnaissance qu’ils méritent.

...



Les personnalités associées à Small Faces
Sites consacrés à Small Faces
Le site des Small Faces // thesmallfaces.com Le site officiel des Small Faces. Ouverture prochaine... // Le dossier Rock Psychédélique Sur Fluctuat.net
Pseudo * :
E-mail :
Votre commentaire *
Crypto * :
* champs obligatoires
OK
Les radios
Restez connectés avec Ados
Facebook Twitter RSS
Newsletter
Mentions légales - Qui sommes-nous ? - Contactez-nous - Ados.fr est un sité édité par Doctissimo Network