Si Va y avoir du sport est un tube, ce titre n'est sans doute pas le plus caractéristique de Silmarils. Le groupe se fait connaître en 1995 comme une révélation rock, dans la lignée de Rage Against the Machine ou Red Hot Chili Peppers.
Silmarils se forme sur les bancs du lycée, à la fin des années 80. David Saldedo, Jean-Pierre, Jimi, Aymeric et Brice ne viennent pas de Nice, mais de la banlieue parisienne. Côme, à la basse, vient se rajouter au groupe de copains.
Silmarils se fait remarquer avec son rock ou sa fusion. Rapproché de Red Hot Chili Peppers ou de Rage Against the Machine, la comparaison n'est pas toujours aussi flatteuse qu'on pourrait le penser. Parfois, elle sert aux critiques pour reprocher à la formation un manque de personnalité ou une certaine forme d'opportunisme.
Avant de se faire connaître par les ondes radio, Silmarils traverse la France, des bars aux MJC. Le groupe part même en Irlande. Là-bas, la puissance de son son se fait remarquer. Bien qu'éloigné des cornemuses, Silmarils va vraiment débuter sa carrière grâce à Peter Murray, un producteur écossais.
Repéré au Bataclan, le groupe, après les salles et les festivals off, peut enfin enregistrer. Du studio sort un album éponyme. Silmarils fait alors parler de lui. Pour sa musique, bien sûr, mais aussi pour ses vidéos. Le clip de « Cours vite » est censuré. Jugé trop sulfureux, avec les Draguixa et Julia Chanel, deux actrices issues du porno, le clip a l'avantage de faire parler du groupe dans les médias. L'affaire n'est pas un obstacle à son succès ou à sa tournée. Clip censuré et première partie d'AC/DC font bon ménage pour les ventes. Le premier album dépasse les 100. 000 exemplaires. Aux Eurockéennes ou aux Francofolies, Silmarils remonte sur scène. La rencontre avec le public donne lieu à un live.
Après la première partie d'AC/DC, Simarils fait celle de U2 ou de Public Enemy, mélangeant le rock à l'univers des rappeurs américains. Le succès se poursuit pour David Salsedo qui signe, pour le premier album de Dolly, quatre titres, notamment deux succès : « Partir seule » et « Je ne veux pas rester sage ».
En 1997, « Original Karma » est peut-être trop original. Résultat, Silmarils récupère un mauvais Karma. Le second opus, trop différent du premier, déçoit. Le deuxième album est toujours un cap difficile à passer, risquant la répétition ou le tournant trop violent. Le son est plus hip-hop, plus techno. Le premier single, « Tant que parle l'économie », passe peu sur les ondes radio.
En 2000, « Vegas 76 », qui contient « Va y avoir du sport », paraît lui aussi atypique. Sorti du rock et de la fusion, le groupe s'est engagé dans des chemins plus tranquilles, des mélodies moins agressives où l'on retrouve des rythmes cubains, notamment dans « Copacabana ». En 2003, le quatrième opus de Silmarils sort. « 4 Life » renoue avec un son plus percutant, plus agressif. Le groupe, qui travaille sur « Pour ça » avec Fabien Layni, à l'origine des sons de NTM ou de Prohom, délivre un rock lourd, aux guitares appuyées et à l'énergie semblable à celle dépensée sur scène.