Vrai nom :Rexton Rawlston Fernando Gordon
Né le :
17 janvier
1966
(44 ans)
Nationalité :
Jamaïque
Métier : chanteur
Label : Epic |
Genre : Ragga, Dancehall
Shabba Ranks et sa grosse voix cassée ont régné sur les charts reggae (et plus) de 1991 à 1996 avec Mr Loverman, en point d’orgue. Mais une campagne anti-homophobe sur ses textes l’ont fait descendre illico de son piédestal de roi du dancehall. Remplacé aujourd’hui par Sean Paul, il tente en ce moment-même un come-back avec l’aide du rappeur new-yorkais Jay-Z. Est-ce possible ?
Né en 1966 à Strurgeton en Jamaïque, de son vrai nom Rexton Rawlston Fernando Gordon, Shabba Ranks commence à se faire un nom dans les clubs de l’île en toastant. Les Jamaïcains ne rappent pas, ils toastent, à partir des riddims sur lesquels ils posent leur voix. Vite repéré par King Jammy, un producteur important de l’époque, Shabba commence à se faire connaître en dehors de la Jamaïque avec son ragga conscious et monte en puissance de 1988 à 1991, prenant la place de son mentor Yellowman et devenant la star cross-over du reggae qui engrange disques d’or et albums à la file et un Grammy pour As Raw as Ever en 1991, premier témoin de sa signature avec Sony. Il profite des avancées technologiques du moment, le son de Bobby Digital étant à la fois proche de celui de Massive Attack, de Soul II Soul et du rap new-yorkais, pour lancer ses premier hymnes, comme Ting a Ling ou Trailor Lead a Girl, énergie masculine antillaise décomplexée, portée d’une voix de stentor (comme Lord Kossity sur le Ma Benz de NTM) qui prône la liberté et le fun ; cette bizarre conjonction va durer quelques années (et servir Massive Attack dans son invention du trip hop qui joue à la fois, de l’ambient, du rap et du ragga/reggae). Ces titres qui le font se rapprocher du rappeur new-yorkaisKRS-One (The Jam), comme de Scritti Politti en Angleterre. (She’s a Woman). En 1994, la ressortie de Mr. Loverman, en fait un tube mondial qui installe et reconnaît l’influence du ragga sur la culture musicale des 90’s et le dancehall, comme nouvelle valeur du raggae.
Shabba, l’enragé de la fesse
Mais déjà, on sent se pointer le machisme, là où il n’y avait qu’ouverture, pour se démarquer, le style slackness (grivois) tombe dans des poncifs racistes, homophobes (Batty Man) et crétins. Levée de boucliers du monde musical et des spectateurs européens qui, du sentiment de la fête passée, ne voient plus qu’un Shabba usant des pires des clichés du gangsta rap, avec breloques et nana au bord de la piscine (Slow & Sexy, Wicked in Bed) ; mais surtout : concerts avec gardes du corps sur scène qui viennent baffer le moindre spectateur qui ose exprimer son mécontentement de la parodie de show auquel il assiste… Si Shabba a des problèmes d’identité, cela ne concerne que lui, mais cela lui savonne tellement la planche qu’en 1999, il disparaît carrément de la scène après un Best of (à posséder !) Shabba Ranks .
One station, it couldn't run England. Two station, they couldn't run England. Three stations, they could not please the nation. That's why everybody listen to the free stations. (Pirates Anthem)
Depuis, sa grosse voix (aigrie) n’emporte plus tellement les suffrages et c’est Jay-Z, autre ex-gangsta repenti qui tente en ce moment-même de le remettre en selle avec un nouveau son - et surtout d’autres textes… On le retrouve en 2007 sur un titre de Busta Rythmes avec Akon. Wait & See !
| Similaires | Shaggy, Sean Paul, Sizzla, Bounty Killer, Buju Banton, Chaka Demus And Pliers, Elephant Man, Beenie Man, Buccaneer |
| Collaborations | Sly And Robbie, Diana King, Busta Rhymes, King Jammy, Eddie Murphy, Johnny Gill, Carlton Livingston, Peter Chemist, KRS-One |
| Inspirations | Bob Marley, Peter Tosh, Yellowman |
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