On ne présente plus le Ministère A.M.E.R. Après deux albums, un titre «Sacrifice de Poulet» - qui leur vaut les foudres de la Justice française et surtout après avoir lancé les carrières persos de Passi, Stomy Bugsy et Doc Gyneco, ce collectif rap originaire de Sarcelles s'éteint en 1996. Définitivement ? Non puisque son manager, Jérôme Ebella alias Kenzy, bâtit aussitôt un nouveau rassemblement sur les cendres du précédent. Le Secteur A est né.
A son bord, les têtes d'affiche du Ministère (Stomy, Passi, Doc Gyneco) bien sûr mais aussi Neg'Marrons et Arsenik. Tous jouent de leur notoriété pour promouvoir les artistes underground du rap français. Ca marche tellement bien qu'en 1998, Secteur A est invité à l'Olympia. Dès lors, les productions du crew se multiplient d'Hamed Daye à Janik en passant par Oxmo Pucino et Assia. Cette dernière sera d'ailleurs l'objet d'un clash entre Doc Gyneco et le reste de la bande. En 1999, celui-ci quitte avec perte et fracas ses ex-camarades.
Finalement, le Secteur A s'essouffle et chacune de ses têtes pensantes y va de son label indépendant (Passi lancera ainsi Bisso Na Bisso). Reste l'espoir d'une reformation du Ministère A.M.E.R., esquissée en 2005, un titre ayant été signé par la team sarcelloise sur la compil «Illicit Project».