Ry Cooder
Né le :
15 mars
1947
(64 ans)
Nationalité :
Etats-Unis
Métiers : guitariste, producteur de musique, auteur-compositeur
Label : Nonesuch |
Genre : World
Huitième meilleur guitariste parmi les 100 qui comptent dans le monde du rock d’après Rolling Stone US, Ry Cooder a de quoi séduire. Commençant avec Taj Mahal, il rejoint le Captain Beefheart, pour ensuite collaborer avec les Stones, puis lâcher le blues pour la world : du Mexique à Cuba, en passant par l’Afrique et l’Inde. Résumé de parcours en six cordes et quatre décennies.
Electricity !!!!
Repéré par le Captain Beefheart, le jeune guitariste de studio californien est illico intégré au Magic Band. Nous sommes en 1967 et pendant que les hippies découvrent la méditation transcendantale, les vrais freaks de la côte Ouest, Zappa et son pote jouent avec ceux que les groupes psychédéliques ne satisfont pas. Ryland, y apporte un jeu de slide ultra-cru au blues déjanté du groupe et lui offre les plus belles parties de guitare de Safe as Milk avec Electricity et Abba Zabba en poussant le son garage à son apogée. Disque culte qui le satisfait moyennement, à cause de Beefheart qui donne la direction musicale, pour ensuite signer les titres. Cooder claque la porte en le traitant d’escroc et retourne en studio… Là d’où l’avait sorti Taj Mahal l’année précédente, ce bluesman qui relit les classiques du blues en leur offrant un son caraïbe ou carrément néo-orléanais, avec ses Rising Sons. En 1968, il joue sur Randy Newman et 12 Songs, les premiers albums dudit Randy, le meilleur parolier de sa génération, tout en double-sens et explosions. Joe Cocker récupérera Mama told Me Not to Come reposant sur un joyeux double–sens (venir/jouir) pour faire mousser les charts US quinze ans plus tard.
Love in Vain ?
Répertorié dans les crédits de Leet it Bleed et Sticky Fingers, albums marquants des Stones post-Brian Jones, Cooder joue de la mandoline sur Love in Vain et de la slide sur Sister Morphine. Richards agissant comme Beefheart, Cooder claque la porte sur des royalties impayées… Dommage, le son de Sister Morphine, c’est bien lui ! Il aura eu le temps d’enregistrer, en 1970, l’excellent Jammin with Edward, sous la houlette du Stones jamais crédité, le pianiste Nicky Hopkins. Tous les Stones, sauf Keith Richards – fuck you mister K. ! On ne le retrouve en session qu’en 1979 avecVan Morrisson jouant des plans fabuleux sur l’album Into the Music, sur Full force Gail. Break ?
Chicken Skin Music
Les années 70 sont celles où il défouraille des albums que Warner ne sort pas tous… Et pourtant, il en est de somptueux (roots avec l’accordéoniste Flaco Jimenez, voire un hawaïen au ukulélé) autres que l’album Jazz et ses relectures du pianiste Scott Joplin (Maple Leaf Rag) ou son tube Little Sister, reprise r’n’b d’Elvis sur Bop til you drop. Son parcours est de trouver dans la musique populaire, les thématiques qui résonnent d’actualité, quitte à rhabiller les partitions d’autres arrangements, comme il le fera pour Wim Wenders en 1984 et la B.O. de Paris Texas, en partant de Blind Willie Johnson et Dark Was the Night (Cold Was the Ground), mais en le citant comme source (Allo Keith Richards ?). Studio+ BO + bientôt direction de production et on entre dans la décennie des records.
Talking Timbuktu ?
Très intéressé par les musiques ethniques, Cooder trouve des projets annexes en regardant vers d’autres continents. Appelant à la rescousse son pote Wim Wenders, il part à Cuba enregistrer une bande de papys dont certains sont retirés de la scène depuis deux bonnes décennies. Ce sera le carton mondial du label anglais World Circuit avecBuena Vista Social Club, le disque d’abord en 1994, puis le film en 1999. Parfait artefact qui remet à l’honneur les son et autre montuno cubains par ceux qui les ont créés et défendus depuis les années 30 : Ibrahim Ferrer, Omara Portuondo, Compay Segundo, Eliades Ochoa, Ruben Gonzalez. Chanteurs/ses, guitaristes, pianiste et percussionniste s’en donnent à cœur joie sur un des plus poignants disques de blues cubain de 1994. Mais Cooder est déjà reparti en Afrique, sur les instances du même label, rencontrer un bluesman du delta du Niger : Ali Farka Touré, fermier de son état et guitariste intuitif qui redonne au blues ses racines africaines (à l’œuvre dans le film que lui a consacré Martin Scorsese) Du Mississippi au Mali (WildSide). La rencontre de deux traditions fait sens, d’autant que l’année précédente, le label avait enregistré Farka avec Taj Mahal, autre complice de Cooder. Là, on ne sait qui joue tant les guitaristes sont raccord sur Talking Timbuktu (World Circuit). Ce que l’on sait moins, c’est que Cooder, comme John McLaughlin, a aussi une passion pour les draperies de la musique indienne et qu’il a enregistré en 1992, avec le joueur de vina indien (la guitare du cru) Vishna Mohan Bhatt, A Meeting by the River, un disque tout analogique, au son chaud inaccoutumé à l’audition …
Chavez and Me
Les Grammies tombent pour tous ces albums et Cooder a gagné son pari de revitaliser les musiques du monde et de les faire vendre à millions à des gens curieux qui refusent le formatage des radios et labels. Et cela continue, aujourd’hui, sur le label Nonesuch qui publie le troisième album de sa trilogie californienne I, Flathead. Auparavant, Cooder a joué en tournée le Wizard of Oz, pour une fondation caritative enfantine et produit le dernier album de Mavis Staples, immense chanteuse de gospel (Staples singers). Sans plus avoir besoin de jouer du rock, il prend la musique par les racines et les secoue, s’occupant d’ovnis passant dans le ciel californien, d’histoires de la dépression de 1929: la slide en bandoulière et l’Amérique au bout des doigts.
Mambo Sinuendo
Paris, Texas - Original Motion Picture Soundtrack
Get Rhythm
Crossroads
| Similaires | Santana, Dire Straits, Eric Clapton, Peter Gabriel, Tony Joe White, JJ Cale, Taj Mahal |
| Collaborations | Eric Clapton, The Rolling Stones, Van Morrison, Captain Beefheart, Arlo Guthrie, Randy Newman, Emmylou Harris, Compay Segundo, Ibrahim Ferrer, Eliades Ochoa, Buena Vista Social Club |
| Top Peoples Musique | Top Chansons | Top Clips |