Bien sous provoc nos trois musiciens de Levl9n (prononcez « levlonn »), Maria Eilersen, Åsa Cederqvist et Nandor Hegedüs ! Navigant dans les eaux troubles d'un trash glamour d'une fin de défilés prêt-à-porter, ils déconstruisent suavement
Blondie et
Madonna avec une pop electro 80's qu'on dirait sorti tout droit d'un Kraftwerk sous amphétamines et champagne Ruinart (excusez du peu !). Parfois, on pense à
The Kills, la même nervosité et rage contenue mais orientées plus dancefloor que rock new-yorkais à proprement parler
d'ailleurs, ce n'est pas du tout propre. En ce qui concerne le groupe lui-même, une certaine aura de mystère l'entoure. On sait qu'ils viennent de Suède et qu'ils n'ont pas l'air d'être branché hareng fumé et Aquavit, encore moins boys band genre Ace Of Base ! Leur premier album éponyme est plein de sueur, de boue, d'électro hystérique, d'années 80 passées à la moulinette et disséquées avec sadisme, paillettes et glose coulant. Les Talking Heads ne sont pas loin, Radio 4, Björk, Johnny Rotten aussi. A écouter dans une soirée super fashion avec plein de people qui font singulièrement la queue aux toilettes et des mannequins anorexiques comme des grissini grandeur nature