On dirait du rock mais en plus « opéra prétentieux », ça a la couleur du hard mais en plus doux, la saveur du glam rock mais en moins lascif, la consistance du heavy metal mais en moins « sombre » et en plus nerveux, les envolées du rock progressif mais en moins hippie mais c'est quoi alors ? C'est Queen.
Voilà donc Queen, le premier groupe d'arena rock, qui, l'instar de Journey (groupe américain que tu connais inconsciemment via le titre Any Way You Want It) propose une musique très « FM stéréo » où piano, synthétiseur, vocalises baroques et churs classiques se mélangent à des rythmiques basiques et à des guitares électriques le tout rehaussé par des prestations scéniques monumentales et historiques. A la base, le groupe s'appelait Smile et était composé de Brian May à la guitare (qui a bien failli obtenir un diplôme universitaire en astronomie), de Roger Taylor à la batterie (qui avait répondu à une petite annonce « groupe de musique cherche batteur à la Mitch Mitchell ») et du chanteur-bassiste Tim Staffell. Ce dernier, propose à son colocataire un certain Freddy Mercury (de son vrai nom Farrokh Bulsara) de les rejoindre et dévergonde John Deacon pour jouer de la basse. Le « sourire » devient « reine » et nous sommes en 1971.
Leur premier disque « Queen » sort en 1973 avec des titres comme « Keep Yourself Alive » ou encore « Seven Seas of Rhye ». De ce premier album, Brian May dira : « il s'est vendu relativement bien sur une assez longue période et a coïncidé avec notre envie de casser le concept de « concert ». En tant que groupe nous étions déjà matures et avions déjà notre public, cela bien avant que la presse ne nous tombe dessus. Je pense qu'il nous a permis de bien nous préparer pour la suite. »
L'album Queen II qui sortira en 74 ne fera que consolider son public mais c'est avec leur troisième album, Sheer Heart Attack sorti dans la foulée, que les portes du succès vont s'ouvrir. En mélangeant music hall anglais, heavy metal, ballades et musique caribéenne, Queen va produire sa musique, enfin. C'est aussi cette même année que Freddy Mercury avouera son homosexualité, plus exactement dans le magazine NME. A la question d'un journaliste qui lui demandera s'il est gay, Freddy Mercury répondra en souriant « mais je suis aussi gay qu'une jonquille, chéri ! ». A la suite de quoi, il deviendra pour les homos (sans le vouloir vraiment) un porte-parole, provoquant et arrogant, pour les hétéros un chanteur glamour à la suite d'un Bowie ou d'un Mick Jagger (quoique en plus « Village People » quand même). Pourtant, même si le groupe a son public, il a bien du mal à se départir d'un je-ne-sais-quoi à la Led Zeppelin. Ainsi, leur quatrième album de 1975, A Night at the Opera (en hommage à un film des Marx Brothers) est considéré par beaucoup de fans comme le « Queen Led Zeppelin IV » ! C'est dans ce disque que tu trouveras le fameux tube « Bohemian Rhapsody » qui est resté plus de neuf semaines à la tête des hits parades anglais et qui a été élue récemment « l'une des plus belles chansons du monde » !
1976, retour en studio. Queen y enregistre son 5e album, A Day at the Races (mais pourquoi un tel blocage sur les titres des films des Frères Marx ?) qui est, plus ou moins, une répétition du précédent album. La même année, ils donnent un concert à Hyde Park et s'assurent la fidélité de leur public : 180 000 personnes y assistent ! News of the World sort l'année d'après et inaugure un enchaînement impressionnant. De 1977 à la mort de Freddy Mercury, Queen sort pratiquement un disque par an ! C'est pratiquement du jamais vu !
Sinon pour la question,ma chanson prérée,c'est "Death On Two Legs (Dedicated To...)".