Fan de Bowie, des Kinks et bien évidemment des Beatles, Jarvis Cocker, jeune pubère alors âgé de 15 ans, fonde en 78 son propre groupe de pop pour faire tomber les filles du lycée. Sauf que voilà, personne ne comprend son nom (Arabacus Pulp) et Jarvis perd la face. Il s'en sortira par une pirouette en renommant sa formation Pulp. Celle-ci comprend au départ trois camarades de bahut de Jarvis : Mark Swift, David Lockwood et Peter Dalton. Ensemble, ils enregistrent plusieurs démos dans la veine british du moment et sont repérés par le célèbre animateur musical de la BBC : John Peel. Mais en 1981, le trio quitte le lycée et donc Jarvis. Pulp est orphelin.
Cocker ne se démoralise pas et fait appel à un quintet de musiciens auquel il rajoute sa sur, Saskia. Pulp sort son premier mini-album, «It». Le succès est loin d'être au rendez-vous et Jarvis, furieux, vire toute l'équipe. Il faut attendre alors 1987 pour voir Pulp recomposé et dignitaire d'un nouvel opus : «Freaks». Progressivement, le groupe gagne du terrain sur les ondes sans toutefois séduire, single après single. Jarvis Cocker est au bord de la crise de nerfs et fait connaître sa frustration au monde : dès lors, Pulp explose les charts.
Pulp glisse dans la surenchère du groupe provoc' et fait scandale pendant les Brit Awards 96. Jarvis Cocker interrompt la remise d'un prix à Michael Jackson en baissant son pantalon. L'Angleterre est choquée mais les tabloïds aidant, Cocker devient célébrité nationale. De son côté, le groupe continue à chercher son style, lorgnant du côté des Pink Floyd ou du non moins légendaire Scott Walker.
Puis en 2005, Jarvis annonce implicitement la fin du groupe. Il se consacrera désormais à quelques projets solos un peu plus rentables tels que la couverture de la BO d' «Harry Potter et la Coupe de Feu». A travers Pulp et ses caprices, Jarvis Cocker s'est en quelque sorte illustré comme le Pete Doherty de son temps.