Concetta Kirschner n' a pas fait dans la sobriété et encore moins dans la modestie lorsqu'elle a choisi son nom de scène. En même temps, Princess Superstar n'a rien d'une petite starlette anonyme, mais fait plutôt dans le style ego trip en balançant un son ultra ambitieux entre hip hop, punk et électro, qui a d'emblée fait parler de lui. Mais Princess Superstar n'est pas seulement connue pour son art de créer une mixture sonore ravageuse et efficae, elle défraye aussi la chronique pour ses textes coquins et brûlants, et suscite moult commentaires concernant son look très sexy que certains taxeront de vulgaire alors qu'il ne faut y voir qu'un goût très prononcé pour la provoc' en tout genre.
C'est dans les années 1970 que Concetta voit le jour à New York. Très vite, celle qui deviendra Princess Superstar se prend de passion pour la musique en écoutant en boucle les Beatles, Led Zep, Stevie Wonder
A l'aube de ses 17 ans, la chanteuse part vivre à Manhattan et lance ensuite sa carrière musicale en composant un premier album, « Stricly Platinum » qui sort en 1995. La demoiselle est plutôt dégourdie et crée peu après sa propre maison de disques, qu'elle appelle Big Rich Major Label. En 1997, Princess Superstar est de retour dans les bacs avec un deuxième opus, « Ceo ».
Le nouveau millénaire ne se fera pas sans la Princesse la plus sexy de New York qui publie en 2000 sa troisième galette, « Last Of The Great 20th Century Composers », réalisé entre autres avec l'aide de Prince Paul. Un an plus tard, l'infatigable Princess est de retour avec l'album « Princess Superstar Is », où l'on peut retrouver les participations de grosses pointures telles que Kool Keith ; ainsi que l'imparable et sulfureux single « Bad babysitter ».
Après cinq ans de silence studio, Princess Superstar nous livre en 2005 un nouvel album, « My Machine », qui défraye la chronique de la presse spécialisée. Oscillant une fois de plus entre le rap, le punk et les musiques électroniques, la princesse new-yorkaise la plus inspirée du moment ne manque pas d'humour et encore moins de créativité. Laissant la provoc de côté pour le glam et la peste attitude, Princess Superstar n'en est pas moins mégalo, mais est-ce un mal quand on a autant de talent et que l'on arrive, en l'espace d'un album, à totalement bousculer les musiques urbaines quelques peu endormies sur leurs acquis ?