Peter Tosh - Ados.fr

Peter Tosh

Né le : 09 octobre 1944 Mort le : 11 septembre 1987
Nationalité : Jamaïque
Label : Pressure Sounds | Genre : Reggae

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La biographie de Peter Tosh
Peter Tosh, de son vrai nom Winston Hubert McInstosh est né le 9 octobre 1944 à Kingston en Jamaïque. C’est à la fin des années 60 et alors que le rock steady continue à bercer l’île que Peter Tosh rencontre Bob Marley et Bunny Wailer. A eux trois, ils vont former les fameux Wailers et en 64 explosent les charts avec leur titre « Simmer Down » (que Bob Marley reprendra plus tard durant sa carrière solo). L’époque n’est pas encore aux dread et au tennis, encore moins aux joints et aux shiloms qu’on se passe sous les cocotiers. Au contraire, l’époque reste plutôt « classieuse » et très fifties (même si on est dans les années 60). Vu le succès, les Wailers récidivent et sortent « 400 Years » et « Soul Rebel » (là encore, des titres que Marley fera siens dans ses albums). En 1972, les Wailers sortent enfin leur premier album « Catch A Fire » dont la pochette sera retravaillée et estampillée « Bob Marley & The Wailers » avec cette fameuse photo de Bob en train de fumer de la ganja, défiant le monde de son regard qui voit déjà d’autres horizons. Il s’agit donc du premier album de Bob Marley mais aussi du premier album de Peter Tosh et on revient à la question première. Cependant, c’est en 1974 que Peter Tosh se détache de ce socle fondateur. Ayant perdu sa petite amie à la suite d’un accident de voiture survenu un an plus tôt, Tosh va devenir amer, renfermé sur lui-même, jalousant la gloire ascensionnelle de son ami Bob Marley qui est resté avec les autres musiciens des Wailers et qui ne tardera pas à s’adjoindre les services des I Threes. Pendant deux ans, Peter Tosh va entrer dans un "auto-exil", contemplant sa solitude du haut de lui-même. Il voit la violence défigurer les rues de Kingston. Il voit la pauvreté et l’ancien colonialisme anglais survivre dans les bidonvilles. Il voit la mer perdre de son intensité et entend le bruit du ressac s’éteindre toujours un peu plus. Il voit le ciel se saturer d’avions et les autoroutes enlacer les plages. Bob Marley parle de paix, de « one love, one destiny », de « Jah live » mais lui, Peter Tosh, pourtant profondément rasta, décode le monde à travers une amertume corrosive et sans compromis. En 1976, il sort de sa retraite : ce sera l’album Legalize It, véritable brûlot contre les institutions, hymne à la liberté individuelle, invitation à rester soit-même loin du troupeau, seul(e), envers et contre tous. Les titres de cette « braise » parlent d’eux-mêmes : « Legalize It », « No Sympathy », « Why Must I Cry ». Mieux que de la bombe, ce premier album est une « écharde explosive » de la taille d’une aiguille. Est-ce un hasard si on surnommera Peter Tosh, Stepping Razor (rasoir à plusieurs lames) après son deuxième album Equal Rights en 77 ? Là encore, ce dernier est une merveille du roots rock reggae et on sent que Jah y a mis beaucoup de bonne vibes. En 1978, et alors que l’Ethiopie lance son attaque contre l’Erythrée, Peter Tosh sort Bush Doctor sous le regard complice d’un certain Mick Jagger qui s'est pris d'affection pour lui et avec qui il enregistre d’ailleurs un titre, « Don’t Look Back ». Dans cet album, « Pick Myself Up » explose aux tympans comme une décharge d’évidences, comme l’un des credos du rastafarisme et du « I and I » à l’instar de « Natural Mystic » de Marley ou encore du « Jah No Dead » de Burning Spear (le titre figure sur la bande originale du film "Rockers"). Et c’est en se « prenant lui-même en main pour s’élever toujours un peu plus haut » que Tosh sortira en 79 Mystic Man et en 81 « Wanted Dread and Alive ». Malheureusement, le 11 septembre 1987, des cambrioleurs pénètrent chez lui par effraction et l’assassine. Pourtant, comme Marley, Tosh était rasta et chantait la paix et l’harmonie. Comme Marley il avait un esprit de warrior, véritable « Lion of Judas » partant en guerre contre les préjugés et l’injustice. Comme Marley, Tosh parlait à l’horizon et l’horizon lui répondait, quand ce n’était pas les étoiles. Comme Marley, Tosh était un "train en marche" qu’il fallait attraper pour être sûr(e) de ne pas rester dans l’illusion d’un voyage. Comme Marley, il a été connu et reconnu, aimé et haït. Juste une petite différence…là où Marley soignait les plaies et mettait des pansements au cœur, Peter Tosh, lui, les rouvrait à coup de lames…

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