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Pet Shop Boys

Nationalité : Grande-Bretagne
Label : EMI | Genre : Pop

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La biographie de Pet Shop Boys
Ironie, légèreté, militantisme, expérimentation… les Pet Shop Boys ont plusieurs visages et paraissent finalement insaisissables. Ce qui est sûr, cependant, c’est que leur influence embrasse plusieurs univers musicaux, de la pure pop à la techno, et que la liste de leur collaborations ressemble au « Who’s Who » de la musique : David Bowie, Blur et Kylie Minogue ont, parmi tant d’autres, été les clients de ces touche-à-tout, qui n’ont pas peu fait pour donner aux platines leurs lettres de noblesse. Neil Tennant, journaliste musical à « Smash Hits » rencontre le jeune DJ Chris Lowe en 1981. Il faut cependant attendre 1985 pour que le duo sorte son premier single, l’aérien « West End Girls », qui défie encore les étiquettes. Electro-pop typiquement british, plus influencée par les Smiths que par Kraftwek, cette petite merveille s’impose comme une remarquable entrée en matière. L’album « Please », qui sort quelques mois plus tard, en 1986, confirme l’essai. Avec un esprit de subversion aiguisé, les deux compères s’emparent des sonorités kitsch et lisses circulant à l’époque pour mieux évoquer l’ennui des banlieues anglaises (« Suburbia ») ou la voracité du monde des affaires (« Opportunities »). « Actually », paru en 1987, les confirme dans leur position de satiristes, tout en leur offrant leur premier triomphe sur le dancefloor, « It’s A Sin », un morceau qui aborde à mots couverts et non sans ironie la question de l’homosexualité : un thème qui hantera plus ou moins ouvertement l’ensemble de leur carrière. Avec leur reprise du standard « Always On My Mind », ils dévoilent une nouvelle facette de leur talent. Pièce maîtresse de l’album « Introspective », 1988, elle montre Neil Tennant parfaitement à l’aise dans le rôle de crooner tire-larmes et Chris Lowe toujours au point quand il s’agit de faire danser la salle. Mais c’est avec « Behavior » (1990) que les Pet Shop Boys signent leur véritable pièce maîtresse. Comme « Violator » de Depeche Mode, ce disque pourrait à lui seul avoir fait coïncider le changement de décennie avec le calendrier. Encore plus « introspectif » que le précédent, cet album dégage, derrière la richesse des arrangements, une noirceur pudique, qui, à travers des formules minimales, souligne la pauvreté de la condition humaine. Ainsi, la nostalgie de « Being Boring » ne débouche que sur du vide, le remuant « So Hard » raconte une histoire d’amour vouée à l’échec, les violons de « My October Symphony » sont empreints de mélancolie automnale. Et le slow « Jealousy », clou du disque, s’impose comme une des chansons les plus crues qui soient sur la nullité des soupçons amoureux, avec son chapelet obsédant de question plates : « Where you’ve been/Who you’ve seen », etc. Sur « Very » (1993) les bons moments continuent d’abonder, à commencer par la reprise désopilante et tragique de « Go West » des Village People, en boucle dans les clubs depuis la sortie de l’album. Mais, sans délaisser leur mission de maîtres à danser, les deux compères se tournent vers une musique de plus en plus exigeante, multipliant les collaborations prestigieuses. A ce titre, on ne peut que citer leur remix d’ « Hallo Spaceboy » de David Bowie, en 1996, sur lequel Neil Tennant se paie le luxe d’interpeller le Major Tom et de donner, après « Ashes To Ashes », une nouvelle suite à « Space Oddity ». Après le nouveau succès de « Bilingual », rencontre rusée entre la techno et la musique latine, en 1996, on croisera de nombreuses fois les Pet Shop Boys, un peu partout dans le monde de la musique, et surtout là où on ne les attendait pas. Outre les albums Nightlife (1999) et Release (2002), on a pu savourer une compilation de leurs morceaux rares (« Alternative », 1995) et une surprenante BO du chef d’œuvre d’Eisenstein, « Le Cuirassé Potemkine » (2005). Devenus une véritable institution, les Pet Shop Boys ont malgré tout une curiosité largement suffisante pour nous surprendre.

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Le Site Officiel Très complet : il propose une biographie, des paroles, des goodies... // La chronique de "Fundamental" sur Fluctuat.net
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JewelWood
Il y a 1 an 10 mois Signaler ce commentaire
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