Vrai nom :John William Weller
Né le :
25 juin
1958
(53 ans)
Nationalité :
Angleterre
Métiers : chanteur, guitariste, auteur-compositeur
Genre : Post Punk
Mod au temps de the Jam, le power trio post-punk, ou dandy italianisant en Capuccino Kid au temps de Style Council ; puis découvreur de la house, avant de revenir au rock pour lancer la Brit-pop et devenir l’ami de Robert Wyatt. Paul Weller, la cinquantaine tranquille, reste un des derniers héros du rock anglais. Flash back camera !
Tout ne démarre pas dans le meilleur des mondes possible dans la banlieue londonienne. Les Weller habitent un immeuble victorien, à gogues sur le palier, sans l’eau chaude ni le chauffage central. Papa est ouvrier du bâtiment et maman fait des ménages, quand John William, le futur Paul, n’a pas trop le feeling à l’école. C’est son cadeau de noël à 12 ans qui va décider de sa vie : une guitare qu’il apprend a jouer en écoutant et reproduisant les succès qu’il écoute à la radio, à partir de sa méthode basique. Papa devient manager et Bruce Foxton et Rick Buckler arrivent pour la formation de The Jam. Cinq ans à tourner en se créant un follow-up et Polydor les signe pour 6000 £ en 1977. La carrière prend forme jusqu’à 1982 pour devenir le groupe le plus important du rock anglais.
In the City, there’s a thousand things I wanna say to you (In the City 1977)
Séduit par l’énergie du groupe, Joe Strummer (Clash) conseille à Weller de s’occuper de thèmes politiques plus sensibles que la simple observation adolescente à l’œuvre dans leur premier album canon, In the City et les embarque en première partie de la tournée anglaise du Clash. Une tournée qui montre les influences croisées du compositeur entre rage ado punk et fixette mod empruntée au Pete Townshend des Who. Jam devient l’idole absolue de la jeunesse anglaise traitant de tous ses problèmes en gigantesque résonateur, comme Blur plus tard, jouant un «maximum R’n’B» comme se définissaient aussi les Who des sixties. En cinq ans, le costume craque de toutes part et Weller se laisse tenter par la soul, au sommet de sa popularité, il part fonder le Style Council avec Mick Talbot.
Have you ever woke to find the morning didn’t come Undelivered with the papers stolen by someone (Have you ever had it blue 1986)
En s’adjoignant le batteur Steve White, le Style Council s’approprie tous les styles en vogue, du folk à la soul, en passant par l’acid-jazz qu’il contribue à inventer. Le succès est là, mais les fans de la première heure (en gros toute la jeunesse anglaise !) trouvent que Weller compose des trucs trop alambiqués. Le succès arrive par les USA où ils grimpent dans les charts et il se confirme lors de tournées bien remplies. Mais le hic arrive en 1989, quand Polydor refuse leur cinquième et dernier album qui fait splitter le groupe. C’est dix ans plus tard, qu’on découvrira que Modernism : A New Decade était un album de house pur et dur. Gonflé ! Le Capuccino Kid prend trois ans de vacances pour s’occuper de sa famille, ses enfants et faire tomber la pression.
Les années 90 voient Weller avec le Weller Movement, puis sous son seul nom gagner encore en popularité avec un album éponyme et Stanley Road, qui retourne au rock cogneur de Jam et le fait côtoyer et enregistrer avec Noël Gallagher d’Oasis. Il figure de son côté en guitariste invité sur Champagne Supernova. La Brit-pop le voit au sommet d’un nouveau succès, à égalité avec Oasis etBlur et traitant des mêmes thèmes, politique et actualité.
Phénomène anglais, Weller aussi habile guitariste que chanteur véloce et parolier inspiré croise alors la route du chanteur Robert Wyatt (l’ex-batteur deSoft Machine, groupe jazz et psyché anglais 60’s), une star à la voix en suspension et à la poésie d’excellente tenue qui reconnait en lui le rockeur qu’il n’a jamais voulu être et qui le fera participer à ses nombreux albums, par la suite. Depuis, Weller joue et enregistre toujours des albums entre rock, jazz et folk, il n’a rien renié des ses opinions de jeunesse et son dernier album22 Dreams sorti en juin 2008 contient quelques perles. Du métier, de la fièvre et un charisme inattaqué. Un conteur, un vrai !
| Similaires | Blur, The Clash, Sex Pistols, The Stranglers, Buzzcocks |
| Collaborations | Oasis, The Jam |
| Inspirations | The Who |
| Amis/Famille | Robert Wyatt |
| Top Peoples Musique | Top Chansons | Top Clips |
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