Neil Young - Ados.fr

Neil Young

Né le : 12 novembre 1945 (71 ans)
Nationalité : Etats-Unis
Label : Reprise | Genre : Folk

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La biographie de Neil Young
Californie,18 mars 2004. Sur une plage, poussée par le vent, une page déchirée échoue à tes pieds. C’est un article du quotidien The Independent, le journal local de Santa Barbara. Tu le ramasses. “Enfin ! Des cinq rééditions des albums de Neil Young, l’album On the Beach est le plus essentiel. Complètement barré, chantant comme un auto-stoppeur qui se serait endormi dans les poubelles et qui serait en train de se rincer la bouche avec un tord-boyaux, Neil a mis toute son énergie démoniaque et paranoïaque dans ce disque de 1974, profitant d’une journée où pour une fois il n’était ni sous sédatifs ni sous overdose. A la suite de Tonight’s the Night et de Time Fades Away, On the Beach hypnotise, touche, émeut et nous fait pleurer. Rien dans cet album n’est parfait : sa voix est à côté de la plaque et sa guitare est tremblante. Pourtant, c’est ce qui en fait sa véritable beauté. » Le journaliste Derek Svennungsen ne croyait pas si bien dire. Né le 12 novembre 1945 à Toronto, Neil Percival Kenneth Robert Ragland Young à toujours été un auto-stoppeur parano et émouvant. Il le reste encore. A l’instar des Bob Dylan, Joni Mitchell et autres Leonard Cohen, Neil Young s’inscrit de plain-pied dans la tradition des écrivain-poète-chanteurs des années 70 qui ont donné une autre couleur à la country et au folk. Il faut dire que sa mère était chanteuse et que son père était écrivain même si ce dernier fut surtout connu pour être présentateur de rencontres sportives de hockey sur glace, à la télé canadienne dans les années 50. Comme beaucoup d’auto-stoppeurs que tu aperçois sur le bas-côté de la route quand tu conduis, tu peux choisir de t’arrêter ou de continuer. Il en va de même avec Neil Young : soit on adore soit on déteste. On reste rarement indifférent (à moins d’avoir une voiture sans essence et sans frein). Pour le coup, c’est le groupe Crosby, Stills and Nash qui le prend en stop sur le siège guitare en 1970 pour l’historique album Déjà Vu dont certains morceaux avaient résonné sur la scène de Woodstock. Les 3 mousquetaires avaient sorti un premier album éponyme en 1969 mais, c’est bien connu...ils sont 4 dans le roman de Dumas. En ce qui concerne Neil et avant qu’il ne les rencontre, il connaît une coopération ratée avec la boîte Motown (celle de Stevie Wonder, Diana Ross, Damian Marley, Marvin Gaye, etc) et avec le chanteur Rick James (oui, tu as bien lu : le roi du funk !). Neil Young décide donc de s’installer en 1966 à Los Angeles avec un pote bassiste Bruce Palmer pour sortir un premier album solo trois ans plus tard. Ensuite, il tente un deuxième album dont le titre annonce déjà sa longue perdition d’auto-stoppeur un peu paumé marchant à l’aveuglette : Everybody Knows is Nowhere . Mais comme personne ne connaît vraiment le chemin, il suit les nuages qui lui indiquent un sentier à peine éclairé par la lune et rencontre un autre guitariste qu’il avait entraperçu au Canada, Stephen Stills. Avec Palmer et Stills, Neil Young monte un groupe rock psychédélique à tendance country, Buffalo Springfield, en « hommage » à une marque très connue de tracteurs et de machines agricoles. Malheureusement, le groupe a plus des allures de roulottes que de combi Volkswagen. Il faudra attendre la formation des quatre mousquetaires pour enfin voir des auto-stoppeurs marchant dans la même direction. Crosby, Stills, Nash & Young roulent sans phare vers la Californie. Mais, et c’est ce qui fait son charme, Neil Young reste réticent à fusionner et préfère garder un certain individualisme rimbaldien via un autre album solo qu’il fait à la même époque : After the Gold Rush. Dans cet album, il critique déjà le racisme des blancs du sud, leur violence et leur bêtise, critique qu’on retrouvera dans la célèbre chanson Alabama. Les Lynyrd Skynyrd auront beau répliquer par Sweet Home Alabama, il n’en restera pas moins que l’album de Neil Young , Harvest, dans lequel tu pourra écouter ce titre, sera l’album le plus vendu de l’année 72 ! Cela tombe bien car il vient d’avoir un enfant avec l’actrice Carrie Snodgress (que tu verras en 1985 donner la réplique à Clint Eastwood dans Pale Rider). En 1973, il compose le très poignant Tonight’s the Night avec l’aide de son producteur Jack Nitzsche laissant brusquement en carafe les autres mousquetaires. On the Beach sort en 74 et donne l’impression que Young délaisse de plus en plus le folk pour embrasser la cause du « sex, drugs & rock’n roll ». Il sort des disques à un rythme régulier, toujours avec ses mêmes musiciens mais il faudra attendre 1992 pour revoir enfin du bon vieux Neil Young avec son album Harvest Moon. Neil Young n’est jamais aussi bon que quand il se perd et qu’il fait de l’auto-stop sur l’asphalte en murmurant à la lune des mots d’amour et aux arbres des mots d’enfants….

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Aziz
Il y a 7 ans Signaler ce commentaire
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