Après les « 6-T » et le collectif, initié par Passi, rassemblant plusieurs rappeurs d'origine africaine (Ben-J des Neg'Marrons, Lino et Calbo d'Arsenik, etc.), le deuxième nom en « ik » de la bande gagne en sérénité et devient véritablement Mystik ? En 2002, en écoutant « Natural Mystik », on aurait pu le croire. Mais il revient « Gonflé à bloc » et le « ik », « nique sa mère », « nique sa reum ».
Mystik naît et passe son enfance au Congo. Quand il débarque en France, à l'adolescence, il ne se cramponne pas au rap, mais aux terrains de foot. Mais finalement, il laisse tomber le ballon rond et se dirige vers le micro. Au début des années 90, Mystik tient au « ic » et forme Unit Technic. La rap est pavé de bonnes rencontres : Assassin ou Jean-François Richet. Grâce à ce dernier, réalisateur de « Ma 6-T va crack-er », et aux producteurs du film, Mystik participe à la B.O. Révélé, une autre rencontre déterminante va l'orienter sur la voie de la renommée. Passi veut fonder un collectif rassemblant plusieurs rappeurs d'origine africaine, issus de l'immigration. Mystik répond présent et devient un Bisso Na Bisso, un « Entre Nous ». Entre eux, ils retrouvent leurs « Racines » zouk et hip-hop. Ensemble, ils connaissent un succès tel qu'ils se produisent devant Nelson Mandela.
En solo, il sort « Le chant de l'Exilé ». « Le fruit défendu », qui sample Cyndi Lauper et son « True Colors », squatte les radios. En 2002, il sort « Naturel Mystik », un titre en hommage à Bob Marley et à son « Natural Mystic ». En 2005, le rappeur de Meaux est « Gonflé à bloc ».