Il est courant d'utiliser le terme « fusion » pour parler d'un mélange de metal et de hip-hop qui s'écoute, si possible, en sautillant sur place. Parfait pour résumer la démarche des
Beastie Boys ou
Rage Against The Machine, il serait pourtant idéal pour caractériser l'«electro-kung-fu » de Micromachine, collectif sans autres limites musicales que celles de l'imagination.
Calibrés pour le dancefloor, leurs mixes font autant appel au hardcore ou à la house qu'à des influences disco, ethniques, dub, pop, etc. Inventeurs de ce maelström ludique, Ivan et Samuel (alias Dark Fader et Otto Revers) sont également armés de tout un arsenal d'instruments qu'ils savent saisir pour accompagner leurs créations : claviers, guitares, percussions, saxophones et flûtes
Micromachine est donc depuis le premier soir (une fête dont les musiciens gardent un souvenir mémorable) un spectacle interactif, où l'improvisation joue un grand rôle. Mais l'arrivée d'Aurélien (Boulaf A7) et Roch (Docteur Plug) a fait prendre une dimension supérieure au projet. Tandis que le premier assure la lumière des concerts, le second en fait un terrain pour ses expériences de VJ (Vidéo-Jokey), traduisant en images les impressions musicales de ses camarades
Projet multimédia, mais encore underground, le collectif a assuré des premières parties pour
High Tone,
EZ3KIEL,
DJ Vadim,
Le Peuple De L'Herbe ou
Didier Super ! Une liste en soi significative de leur éclectisme et leur état d'esprit décontracté. On attend avec impatience qu'ils signent sur un label, pour que leur carrière prenne son envol !