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Mickey 3D

L'interview vidéo de Mickey 3D : lengagement à sa place...

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Qu'est-ce que le projet Nopajam?

Mickael : Nopajam, c'est un groupe qui existait avant Mickey 3D. Parce que, dans Mickey 3D, on vient tous de groupes différents. On habite dans un village où on avait monté une association rock il y a quinze ans. Et on jouait tous dans des groupes de rock. Et puis, comme dans tous les groupes de rock, il y a un peu toujours la même histoire : il y a des gens qui peuvent faire de la musique tous les jours parce qu'ils sont plus motivés ou au chômage et puis des gens qui ne peuvent répéter que les week-ends. Moi, je voulais faire de la musique tous les jours, j'ai monté un autre projet, à côté, que j'ai appelé Mickey 3D. J'ai été rejoint par le batteur du groupe Nopajam, qui est le batteur de Mickey 3D. Et puis ce petit projet pour s'amuser tous les jours s'est mis à marcher, en fait. Et là, comme on avait envie de faire un peu de rock'n roll, le groupe Nopajam s'est reformé et moi je suis allé faire la troisième guitare dans ce groupe. C'est un peu un défouloir, on va jouer dans la campagne, dans les bars. C'est un peu le retour aux sources, quoi!

Comment choisis-tu tes collaborations, les artistes pour lesquels tu écris des chansons?

Mickael : La première fois, c'était “J'ai Demandé A La Lune”, pourIndochine. A l'époque, j'étais assez demandeur, j'avais envie de vivre cette expérience, d'écrire pour les autres. Et vu que ce truc a cartonné, depuis on m'appelle. Il y a eu le duo avec Jane Birkin, j'ai fait une musique avec Hubert-Félix Thiéfaine, récemment il y a eu Dick Rivers... Je ne fais pas de ségrégation et je vois si quelque chose m'inspire tout de suite. Je reste pas longtemps à travailler. Parce qu'après « J'ai demandé à la Lune », on m'avait demandé des chansons pour Jacques Dutronc, j'avais un peu travaillé comme un malade et puis je sais même pas si une chanson était arrivée jusqu'à lui. Il y a des gens, comme ça, qui ont des managers qui barrent la route, qui écoutent des trucs et qui disent : « Ah ben non, je vais pas lui faire écouter ! ». Donc j'ai plus envie de me casser la tête à travailler pour rien. Quand on me propose des projets, j'écoute, et s'il y a un truc qui me vient tout de suite, je rappelle la personne en lui disant : « Ecoute, je viens de trouver un truc tout de suite et je te l'envoie ».

Comment ça s'est passé, avec Dick Rivers?

Mickael : Dick, il m'a appelé, j'étais en train de regarder les JO, chez moi. Il m'a appelé, il m'a dit : « Salut, c'est Dick, tu ne rêves pas, le vrai ». Ça m'a fait marrer! C'est un gars qui a de l'humour, qui avait envie de faire un disque avec des gens pour l'aider. Et moi, j'étais là, j'avais une petite période où j'avais rien à faire, donc j'ai pris ma guitare devant les JO (parce que quand il y a les JO, la vie s'arrête, pour moi). J'ai fait trois ou quatre chansons et puis je les ai envoyées parce que ça m'est venu facilement.

Avec qui aurais-tu envie de travailler?

Mickael : J'aimerais bien écrire une chanson pour Lorie. J'aime bien les espèces de challenges, les trucs pas évidents. J'aimerais bien écrire aussi pour Vanessa Paradis. Parce qu'il a un disque d'elle que j'adore, qu'elle avait fait avec Lenny Kravitz, un très beau disque. J'aime bien son univers. Et puis j'aurais bien aimé faire des textes pour Emilie Simon qui fait des super musiques.

De quels groupes te sens-tu proche sur la scène française?

Mickael : Oh, il y en a plein : les Louise Attaque, dont on a longtemps assuré la première partie, et plein d'autres groupes avec qui on tourne souvent, Les Wampas, Dionysos... Il y a une bonne ambiance entre nous, il n'y a pas de compétition ou de trucs comme ça... C'est cool, quoi!

Et à l'étranger, quels sont les derniers coups de cœur que tu as eu? Que penses-tu de la pop anglaise actuelle, par exemple?

Mickael : Ça fait longtemps qu'un groupe anglais ne m'a pas plu. Je suis un fou de la pop anglaise et (hésitation) l'un des rares disques que j'écoute depuis un an, c'est un disque d'un jeune artiste anglais qui s'appelle Paul McCartney et qui a fait un album fabuleux! Et j'arrive pas à trouver des jeunes artistes qui amènent quelque chose. Il y a plein de jeunes groupes qui sortent. Les mecs, ils ont 17, 18 ans, ça fait des espèces de petits coups de mode, mais il n'y a aucun groupe qui me plaît. Le dernier groupe qui m'a plu, c'est un groupe canadien qui s'appelle Arcade Fire, qui est vraiment un truc hallucinant. Et Arcade Fire et Paul McCartney, c'est les deux disques que j'écoute depuis un an et demi, en fait. Et j'attends qu'un groupe me renverse autant qu'Arcade Fire et qui vienne d'Angleterre. Mais j'ai l'impression que les jeunes Anglais, il amènent plus rien, alors qu'ils ont amené tellement pendant pas mal de temps...

Penses-tu que ta musique joue un rôle politique?

Mickael : Moi, j'aime m'exprimer dans mes chansons, mais pas forcément politiquement. Quand je sens des injustices sociales ou des trucs qui m'énervent, comme tout citoyen, j'aime bien le dire dans une chanson, pour profiter du fait que je suis entendu, comme plein de gens aimeraient être entendus quand un truc les énerve dans l'actualité ou dans le monde. Mais je ne me définis pas politiquement. Je suis pas très attiré par la politique. C'est un espèce de jeu, la politique maintenant. Il y a cent ans, c'était peut-être un truc social qui faisait bouger les choses. Maintenant, ça ne fait plus rien bouger du tout, la politique.

Te considères-tu comme un artiste engagé?

Mickael : C'est souvent qu'on nous dit qu'on est un groupe engagé, parce que peut-être qu'il y a pas beaucoup de gens qui s'expriment. Peut-être dans les années 70 ou 80, quand il y avait des Renaud, des Bernard Lavilliers et compagnie, on ne leur disait pas qu'ils étaient engagés parce que c'était normal de s'exprimer. Maintenant, il y en a peut-être moins, alors dès qu'il y en a un ou deux, on leur dit qu'ils sont engagés. Moi, je ne suis pas engagé. Je m'en fous. On est juste des citoyens qui s'expriment, et qui parfois participent au mouvement associatif, et qui parfois en font profiter des associations qui leur tiennent à cœur. Mais ça ne va pas plus loin.

Tu es un passionné de football, on a pu le voir avec la chanson “Johnny Rep”. N'y a-t-il pas des choses qui te déplaisent, dans le monde du football?

Mickael : Moi, j'aime bien le football. Après, les histoires d'argent, c'est le monde d'aujourd'hui, c'est le spectacle. C'est des spectacles qui font beaucoup de spectateurs, donc qui génèrent beaucoup d'argent. Donc les grandes stars de ce sport, comme dans la musique, se font beaucoup d'argent. Ça choque toujours les gens que Zidane se fasse plein d'argent, mais ça les choque pas que Madonna s'en fasse plein. C'est la même chose, ils font venir plein de spectateurs, ils ont plein de fans et ça génère du fric, quoi.

Comment vas-tu faire pour suivre la Coupe du Monde, cet été? Vous allez jouer dans beaucoup de festivals avec Mickey 3D...

Mickael : Je crois qu'il y a des festivals qui retransmettent les matchs de l'Equipe de France, entre les groupes... Donc on va regarder ça avec du monde, ça va être sympa. C'est toujours plus sympa!

Dans chacun de vos clips, il y a une histoire, un climat différents? Comment expliques-tu ce choix?

Mickael : Nous, on part du principe qu'un clip, ça coûte très cher. Autant faire un truc qui va peut-être rester dans l'Histoire et qu'on pourra regarder dans 20 ans en disant : « C'était un petit film, une petite histoire ». Plutôt que de faire un clip où on est dedans, en train de danser ou en train de jouer de la guitare. Ça coûte tellement cher et ça sert tellement à rien d'avoir un objet comme ça, où tu es en train de jouer de la guitare... Nous, on préfère faire un petit film, confier ça à des gens qui savent le faire, qui ont du talent et qui peuvent nous faire un petit truc de quatre minutes...

Comment définirais-tu la démarche artistique de Mickey 3D?

Mickael : On aime bien partir dans tous les sens, pas tomber dans la routine, pas tomber dans l'ennui, s'amuser avec tous les styles de musique, découvrir... Nous, on aime les musiques de toutes les époques et de tous les styles. Et moi, j'aime pas faire une chanson qui ressemble à celle d'avant parce que ça m'ennuie. Je sais pas comment il fait, Miossec. Moi, j'aime bien Miossec, mais pour faire des disques qui se ressemblent, comme ça, toujours sur le même... je sais pas comment il fait. Moi, j'y arriverais pas. Après, lui, c'est son univers, donc tu rentres dedans ou tu rentres pas. C'est pour ça que les gens, ils arrivent pas trop à définir ce qu'on fait. Il y avait des gens qui pensaient que Mickey 3D, c'était un peu du rap quand « Respire » est sorti. Et puis après y en a qui ont dit : « C'est peut-être de la chanson française ». Et puis : « Non, c'est peut-être du rock »... En fait, c'est tout et rien, c'est ça qui est marrant!

Par Boris Ryczek |   dernière mise à jour : 04 mai 2006

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