Little Richard - Ados.fr

Little Richard

Vrai nom :Richard Wayne Penniman
Né le : 05 décembre 1932 (85 ans)
Nationalité : Etats-Unis
Métiers : chanteur, guitariste, auteur-compositeur, Pianiste
Label : Fantasy | Genre : Rock'n'roll

208

Top 5 des chansons qui ne veulent strictement rien dire ! Certaines chansons, meme parmi les plus célèbres de la planète ne veulent...

Christine & The Queens, Florence & The Machine, Marina & The Diamonds : d'où vient cette mode du nom à rallonge ? Christine and The Queens , Florence and The Machine , Marina and The Diamonds , Selena Gomez...

Anthologie James Brown Si je vous dis fondateur du funk, parrain de la Soul, et auteur de Sex Machine , vous me...

La biographie de Little Richard

Il aura suffit d’une légère variation, d’un changement infinitésimal dans les paroles d’une chanson, pour que l’histoire du rock’n’roll prenne vie, qu’elle explose. En 1955, lorsque Little Richard envoie une demo à Specialty Records, sur les conseils de Lloyd Price et de Johnny Otis (qui fera connaître Etta James), il n’imaginait même pas à quel point il allait changer la donne. Six mois plus tard il reçoit un coup de fil à Macon (Georgie) qui l’invite à venir enregistrer dans les célèbres Studios J&M de la Nouvelle Orléans, repère ancestral de Fats Domino. Là-bas, pendant l’enregistrement, Richard et son producteur du moment, Bumps Blackwell, décident de faire une petite pause et d’aller s’en jeter un au comptoir du Dew Drop Inn. d’à côté. Quelques personnes sont là, des clients pour la plupart. Dans un coin, un piano. Little Richard joue quelques notes puis commence à s’exciter, un peu à la manière d’un Jerry Lee Lewis. Il joue avec ses coudes, frappe le piano avec ses bottines et se met à chanter « Tutti Frutti » comme un fou. Il se met même à hurler et se trompe dans les paroles. En lieu et place de « Tutti Frutti, good booty », Richard chante « Tutti Frutti, aw rootie » et renchaîne par “A-wop-bop-a-loo-bop-a-lop-bam-boom » !Blackwell est sidéré. Il l’attrape par la manche et 15 minutes plus tard c’est sur galette ! Le rock’n’roll était né ! Non seulement, il explosa à partir d’un coup de délire mais aussi à partir d’une chanson qui parlait ouvertement d’homosexualité (Tutti Frutti étant l’argot américain de l’époque pour désigner une « folle »).

Encore maintenant, on en revient pas et « ça la fout mal » chez les roadies ! Certes, peut-être que les critiques des pages « Livres » du New York Times exagèrent quand ils écrivent qu’à côté de Little Richard « (…)le chanteur Prince c’est de la petite bière » mais force est de constater avec eux qu’il est sûrement le « premier sauvage du rock’n’roll ». Cette sauvagerie a une histoire, ce « décalage » aussi. Little Richard, de son vrai nom Richard Wayne Penniman est né le 5 décembre 1932 en Georgie, à Macon. Il est le fils d’une famille de 12 enfants où, comme il le dira en 1979 « on n’écoutait pas de rythm’n blues. Tout ce que j'aimais c’était Ella Fitzgerald et Bing Crosby ». Son père est Adventiste du 7e Jour, proto-secte d’une ramification chrétienne qui a vu le jour après la guerre de 1812 qui opposa les Anglais aux Américains et lui fait découvrir le gospel à l’église (son père pas la guerre).

Déjà très jeune, « petit » Richard fait montre d’un grand sens de l’humour et de la répartie et adore « amuser la galerie ». En 1951, à l’âge de 18 ans, il gagne un concours à Atlanta qui lui permet de signer un contrat avec RCA Victor pour quatre enregistrements. Un pianiste du coin lui apprend quelques bases au piano mais en 1952, son père est assassiné. Richard revient à Macon et se met au blues pour le club du coin, le Tick Tock (en parallèle, il fait la plonge à la cafétéria de la gare de bus). C’est de cette année que date sa rencontre avec Bill Wright, un chanteur de blues de la Nouvelle Orléans. Vu l’effet d’osmose que les deux hommes exercent l’un sur l’autre (Richard copie la coiffeur du bluesman, son aspect vestimentaire, sa manière de parler, etc), ils ne se quittent plus d’une semelle jusqu’à ce fameux enregistrement au J&M Studios. Il va enchaîner les succès: Long Tail Sally(1956), Rip It Up (1956), Jenny, Jenny (1957) et Good Golly Miss Molly (1958).

Soudain, en 1958, Little Richard arrête tout. Il arrête de se poudrer le visage et d’arborer ses curlies, enlève ses bagouzes et ses chaussures fantaisies et s’enrôle dans l’église Pentecôtiste, espérant alors vaincre son homosexualité qu'il ne parvient pas à assumer totalement (les traces de son père?) et devient ministre de m'Eglise adventiste en 1961...

Heureusement, en 1962, et lors d’une visite en Angleterre, les Beatles et les Stones lui déclarent leur admiration pour son style et ses onomatopées foudroyantes. Little Richard entraînera même les Beatles avec lui pour ses concerts à Hambourg et les Stones ouvriront quelques premières parties avec les Everly Brothers ! Il a participé à de nombreuses bandes originales de films et même fait quelques apparittions cinématographiques, notamment en 1986, où il joue aux côtés de Bette Midler, Nick Nolte et Richard Dreyfuss dans Le clochard de Beverly Hills de Paul Mazurky, y chantant Great Gosh a Mighty.

Dernièrement, en 2006, il chantait sur le disque Jambalaya, d'Eddy Mitchell, en trio avec ce dernier et Johnny Hallyday.



...




Les personnalités associées à Little Richard
Sites consacrés à Little Richard
Pseudo * :
E-mail :
Votre commentaire *
Crypto * :
* champs obligatoires
  • Toutes les chansons
  • Tous les clips
Forums Public Ados