En 2001, au temps de “they threw us all in a trench and stuck a monument of top”, leur premier album, les Liars sont quatre. Le premier menteur s’appelle Angus Andrew. Aaron Hemphill est le deuxième. Pat Nature est le troisième larron. Enfin, il y a Ron Albertson. Puis Julian Gross remplace les deux derniers : Liars se répète désormais trois fois. Liars se forme à New York. En 2001, Angus Andrew, au chant, Aaron Hemphill, à la guitare, Pat Nature, à la basse et au synthé, et Ron Albertson, à la batterie, se produisent à New York et partout aux Etats-Unis. Les Liars, qui ont « le son de la panique » et la maîtrise des effets, filent la banane à plus d’un. Parmi leurs fans, il y a Paul Smith, du label Blast First. Un auditeur et professionnel séduit, un rendez-vous et les Liars sortent leur premier album, produit par Steve Revitte et labellisé Blast First. A peine signés, les Liars partent pour l’Europe : Berlin, Paris… A Londres, les débutants donnent deux concerts à guichets fermés. En scène, les Liars sont imprévisibles. La critique et les fans sont unanimes : les gars, avec leurs tenues parfois improbables – chaussettes rayées, top fluo ou tricot de corps à canards -, sont impressionnants en live ! Epileptiques, diaboliques, les Liars provoquent un électrochoc. En 2004, Les Liars sortent “They were wrong so we drowned”. En 2006, Les Liars, changés, reviennent avec “Drum’s not dead”. Le groupe n’est plus inspiré par New York, mais par Berlin. Quant à Julian Gross, il a remplacé Pat Nature et Ron Albertson. Le passé de l’Allemagne s’inscrit dans cet opus qui traite de la gestion de la perte, du changement. Dans « Drum’s not dead », on retrouve le Yin et le Yang, forces opposées qui représente le processus créatif, sous la forme de deux personnages fictifs : Mount Heart Attack – symbolisant le stress, le manque de confiance en soi – et Drum – assuré, autoritaire et productif. L’opus mélange les cordes fracassantes, les grincements fantomatiques et l’harmonie douce, accompagnée de clapotis, loin de la distorsion et de la dissonance. Les Liars, en 2006, s’essayent un peu au traditionnel. Le son, dépouillé, s’éloigne du bruit.