Pour certains, Leonard Cohen est déprimant. Son « Famous Blue Raincoat » n’est pas imperméable au temps morose. S’il a écrit « Suzanne » et d’autres succès, sa carrière, selon eux, est surtout une suite de répétitions. Pour les autres, Leonard Cohen fait partie des figures mythiques du folk. Leonard Cohen naît en 1934 à Montréal. Avant de s’intéresser à la musique, il se passionne pour la littérature. Il lit les romanciers français, comme Sartre et Camus, mais aussi les poètes espagnols et irlandais. Encore adolescent, il est l’un des « Buckskin Boys ». Alors qu’il apprécie particulièrement les guitaristes de flamenco, le fado et la musique pop du juke-box, il fait dans la country. Après ses études, il se consacre à l’écriture. Il publie recueils et romans, et s’installe en Grèce, sur une île propice à l’inspiration. A la fin des années 60, Leonard Cohen prend le chemin des Etat-Unis. A New York, il découvre Joan Baez, Bob Dylan ou Tim Buckley. Il y rencontre aussi Judy Collins. Leonard lui joue quelques-unes de ses chansons. Judy, même si elle aime ce qu’il fait, préfère attendre une future production. A Montréal, Leonard Cohen termine « Suzanne ». Son nouveau morceau fini, il téléphone à celle qui, à New York, l’a renvoyé à l’avenir. Cette fois, son chant a enchanté : Judy veut enregistrer le titre. Grâce à Judy Collins, Leonard Cohen commence à se faire un nom. Le producteur John Hammon permet à Leonard de signer un contrat et d’enregistrer son premier album. En 1968, « Songs Of Leonard Cohen » paraît. Aux Etat-Unis, Leonard Cohen est un artiste relativement connu. Alors qu’il dévoile une autre de ses facettes aux Américains, il est une révélation complète pour les Européens. Son premier opus est plus que réussi, plus que maîtrisé. Il délivre « Suzanne », « So Long Marianne » ou « Sisters Of Mercy ». Ces succès des années 60 sont devenus des classiques intemporels, une source d’inspiration. « Songs From A Room » sort en 1969. “Songs Of Love & Hate”, en 1971. 1973 est toujours l’année des chansons, des “songs”, mais elles sont live. En 1977, le monument du folk est ébranlé : « Death Of a Ladies’ Man » déçoit. L’artiste n’est cependant pas déboulonné. Dans les années 90, « I'm Your Fan », un "tribute" au titre évocateur, permet à R.E.M., Nick Cave ou Jean-Louis Murat de rendre hommage à Leonard Cohen. Malgré la célébration de ses compositions, Leonard Cohen est toujours productif. Il sort notamment « The Future », un album grave. L'accident de voiture de son fils a stoppé son écriture, mais la reprise est sans fausses notes. Dans les années 2000, celui qui pratique le bouddhisme et la quête spirituelle sort « Ten New Song », un album plein de quiétude où sa voix, toujours plus grave, fait galoper vers l'ailleurs. En 2004, Leonard Cohen revient avec « Dear Hearther », un disque intimiste.
cette chanson est unique superbe les textes justes : c'est un grand cet artiste et simple à la fois.