Laëtitia Shériff a su développer un univers personnel : une pop minimaliste, légère, aérienne et légèrement torturée, mélancolique. Enfant, elle était pourtant à mille lieux de se douter qu'elle serait chanteuse. Elevée à Paris, puis à Lille dans une famille très modeste- un père absent, une mère concierge- elle bredouille ses premières notes sur une guitare « taxée » à l'une de ses copines, puis reprend
Led Zeppelin ou
Deep Purple au sein de groupes amateurs. Rien, qui jusque là, sorte de l'itinéraire d'un ado « normal ». Un choc littéraire, sa découverte du poète Irlandais Yeats à l'âge de 18 ans, va cependant bouleverser sa conception musicale. Elle met les mots de l'écrivain en musique et écume les bars du vieux Lille, armée de ce répertoire. C'est lors d'une date commune avec
Dominique A, qu'elle fait la connaissance d'Olivier Mellano puis du batteur Gaël Desbois.