Non, Lady Sovereign n'est pas une nouvelle petite bimbo en mini-short mais cultive plutôt l'art du survêt et des baskets de marque. Mais si l'on oublie assez vite son look vestimentaire anti-glamour, on ne peut que se rappeler du flow qui déchire et des rimes qui font mouche de cette jeune lady british issue de la scène « grime » (le « grime » vient des quartiers Est de Londres et est une mixture ultra vitaminée, très rythmée voire méga speed de hip hop, d'électro, de ragga, de dubstep et dejungle )londonienne.
Ainsi, à 19 ans à peine, Lady Sovereign alias Louise Harman a déjà enflammé tout le milieu des musiques urbaines, suscité l'intérêt de Missy Elliott comme des Neptunes, et a par ailleurs conquis la star du rap US Jay Z, qui lui a proposé de signer sur son label Def Jam. De plus la jeune prodige au bagout détonnant a déjà fait les premières parties de grosses pointures, de D12 à The Streets en passant par Basement Jaxx, et l'on dit de ses shows qu'ils sont époustouflants de charisme et de maîtrise.
Avec la sortie du single « Hoodie », auquel a participé Basement Jaxx, puis d'un premier mini-album, « Vertically Challenged », Lady Sovereign est en passe de devenir la nouvelle princesse hype des musiques urbaines, à l'image de M.I.A, une autre star issue de la scène « grime », avec la sortie de l'opus « Public Warning » en 2006.