Joy Division - Ados.fr

Joy Division

Nationalité : Angleterre
Label : Factory | Genre : New Wave

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La biographie de Joy Division
La courte carrière de Joy Division a profondément marqué l’évolution du rock. Quelle que soit la terminologie choisie pour désigner son genre (new wave ? cold wave ? punk ?), on s’accorde généralement à reconnaître ce groupe comme une source essentielle des musiques froides et désespérées qui marquèrent les années 80 sous des étiquettes diverses, du « mouvement gothique » à la batcave. Le destin atroce de son chanteur, Ian Curtis, a également donné au rock l’un de ses plus sombres mythes. Comme beaucoup d’adolescents de cette époque, le guitariste Bernard Albrecht et le bassiste Peter Hook voient le succès des Sex Pistols comme une véritable invitation à fonder leur propre groupe. La rencontre avec Ian Curtis et le batteur Steve Brotherdale, bientôt remplacé par Stephen Morris, détermine leur passage à l’acte, en 1977. Sous le nom éphémère de Warsaw (en hommage à l’atmosphérique « Warszawa » de David Bowie, sur l’album « Low ») ils jouent pendant un an dans divers clubs, en première parties de musiciens comme les Buzzcocks, avant de se rebaptiser Joy Division, allusion provocatrice à un roman de Carol Cetinsky, « The House Of Dolls ». « La Division de la Joie » est une expression utilisée par l’écrivain pour désigner ces femmes que les Nazis forçaient à se prostituer dans les camps de concentration.

Une première maquette autoproduite est enregistrée à la fin de l’année, mais insatisfait du résultat, le groupe refuse sa sortie et les morceaux ne seront réédités que dix ans plus tard sur l’album « Warsaw ». Après la discrète parution d’un EP en 1978 (« An Ideal For Living »), le groupe s’impose en 1979 avec le 33 tours « Unknown Pleasures ». La collaboration du producteur Martin Hannett et de l’avant-gardiste président du label Factory, Tony Wilson, leur permet de jouer du rock comme personne ne l’avait fait auparavant. Aussi ténu que menaçant, leur son conserve l’économie minimale du punk mais renonce à la violence démonstrative des Sex Pistols ou des premiers Clash. Hannett invite Morris à jouer de la batterie sur le toit du studio, pour tuer toute ampleur, et encourage Hook à développer des boucles de basse monotones et obsédantes. Quant à Ian Curtis, il campe, au fil de ses imprécations, un univers désespérément pessimiste, menacé par la folie (« She’s Lost Control ») et l’autodestruction (« Shadowplay »). Le soutien du critique de la BBC John Peel fera le reste. Si quelques groupes américains (comme Suicide ou les Young Marble Giants) avaient préfiguré cette sécheresse lugubre, jamais on n’avait entendu ça en Angleterre. Très vite, Joy Division devient une influence majeure pour des musiciens débutants comme les Cure ou Simple Minds, et l’on ressent leur impact dans l’évolution musicale de certains groupes punks, comme les Stranglers, qui assourdissent et assombrissent encore leur son. Mais, comme ses textes le laissaient pressentir, Ian Curtis connaît une véritable descente en enfer. Souffrant d’épilepsie, il a de fréquentes crises sur scène, aggravées par sa tendance masochiste à exhiber toujours plus intensément sa souffrance. Le succès du 45 tours « Love Will Tear Us Apart », chanson d’amour défaitiste illuminée par un clavier d’un rare lyrisme, ne résout pas la pression qui pèse sur les épaules du groupe. Après une tournée européenne chaotique, et à la veille d’une autre aux Etats-Unis, Ian Curtis entre tristement dans la légende, en se donnant la mort de façon horrible. Il se pend à son doimicile le 18 mai 1980, après avoir écouté "The Idiot", l'album d'Iggy Pop ... Découvert le lendemain par sa femme, le corps sans vie de Ian Curtis donnera naissance à sa légende de christ mélancolique du rock. La parution posthume de « Closer », en 1980, puis du double recueil d’inédits « Still », en 1981, révèlent que l’imagination musicale de Joy Division était loin d’être tarie. Des morceaux comme « 24 Hours », tortueux et imprévisibles, ou d’autres, comme « Transmission », à la limite des transes de la techno, laissent imaginer bien des évolutions possibles. Résolus de ne pas en rester là, les membres survivants fonderont New Order, en 1981, et s’illustreront dans l’une de ces nombreuses voies : le mariage savant entre la pop et la musique électronique. Le film de Michael Winterbottom, « 24 Hours Party People » (2002) évoque, à travers la biographie de Tony Wilson, la carrière de Joy Division et de New Order.



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