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Jeff Mills

Né le : 18 juin 1963 (48 ans)
Nationalité : Etats-Unis
Label : Axis | Genre : Techno

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La biographie de Jeff Mills
En guise d'introduction cette petite explication de Jeff Mills lui-même : « J'en avais assez des questions banales et stupides que posaient la plupart des journalistes. Il était devenu évident que les interviews servaient essentiellement à promouvoir un album, une tournée, un projet à venir ou un mouvement, des raisons tout à fait pertinentes dans un monde de promotion et de marketing. Mais je me demandais souvent si les journalistes de musique électronique considéraient leur travail comme du “journalisme informatif“. Prendre son temps et réfléchir à des questions qui permettent au lecteur d'en savoir davantage sur l'être humain derrière la musique et sur les raisons qui l'ont poussé à créer. Chercher à savoir ce qui motive le créateur. Les journalistes s'imaginent peut-être que les lecteurs ne s'intéressent pas à ce genre de choses. » Le 2 juillet 2005, à l'occasion des 10 ans du classement du Pont du Gard au patrimoine mondial de l'humanité, Jeff Mills, l'enfant terrible de la techno donnait un concert avec l'Orchestre Philharmonique de Montpellier qui joua pour l'occasion quelques uns de ses titres. Le résultat fut à la hauteur de « l'esprit Mills » : aérien, magique, cosmique, minimal, une science-fiction revisitée, une rave de 100 000 personnes filmée au ralenti, des flash iridescents de lumières colorées, bref, un trip qu'on qualifierait volontier d'élégant. Mais, le père Mills tout amateur de science-fiction et de futurisme urbain qu'il est, n'en était pas à son premier "coup de maître". Déjà en septembre 2000 à Beaubourg, il s'était permis de faire en direct la BO du classique de Fritz Lang « Metropolis » aux tonalités métalliques, froides et abstraites, manière bien à lui d'inaugurer le nouveau millénaire. Le public fut subjugué, c'est à dire séduit et un peu « dérouté ». Et que dire encore de ce set de 7h qu'il a fait avec Laurent Garnier à la Fabric de Londres en septembre 2004 ! L'histoire de Jeff Mills prend racine avec Underground Resistance, premier groupe de techno basé à Détroit au début des années 90. Collectif libertaire au possible, Mills et son confrère Mike Banks entre véritablement en « résistance » contre l'ère Reagan via une espèce de guérilla sonore qui tient tout à la fois de la défense et de l'attaque. Mais ne va pas croire qu'il s'agit ici de terrorisme ou d'un groupuscule violent et paramilitaire. Non, leurs armes c'est la techno, un mélange de house (issu des anglais), d'électro, de musique industrielle et de funk, le tout écrabouillé et comprimé au possible sous le slogan « nous créons le futur et nous vivons dans ton imagination » ! Pour UR, les « sets » s'appellent des « assauts » ! Derrick May, un autre grand nom de cette escadrille dira "La ville, la nuit, les lumières, la vie, le « pulse », voilà ce dont parle véritablement la techno de Detroit " Jeff Mills commence alors à affiner sa propre vision de la techno. Il la voit proche du cinéma et de…la musique classique ! Une sorte d'Olivier Messian de la tech mais qui s'intéresse plus au bruit des engins qu'aux sifflements des oiseaux. Tout à la fois Dj et chef d'orchestre, musicien et « ambiancer » Mills c'est la crème de la crème de la tech. D'ailleurs, le revival tech que connaît la France ces temps-ci est en partie dû à une « ré écoute » de ce petit génie. A la sortie de son excellent album « Every Dog Has Its Day » (avec ces fluctuations typiquement millsiennes qui passe de la tek la plus sourde et minérale à la house brésilienne saturée de bpm avec finesse et logique architecturale), le critique Jean-Yves Leloup de feu radio FG (dont il ne reste que le nom comme un escargot vide) ne tarissait pas d'éloges pour cet « (…) artiste dont l'imaginaire surfe entre les espaces nocturnes et illuminés des métropoles modernes et high-tech, les architectures futuristes de Tokyo, Paris ou Los Angeles ou les horizons infinis que l'on aperçoit depuis les hublots des vols transatlantiques. Hé oui, la techno de Detroit, c'est avant tout cela. Non pas une chronique réaliste du ghetto, mais plutôt une tentative, utopique, de quitter les mornes espaces urbains. Et devenir ainsi une sorte de nomade moderne, où le jet lag fait office de rythme biologique ».

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dj-unknown23
Il y a 2 ans Signaler ce commentaire
love jeff mills!
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