Avec ses bouclettes blondes et sa silhouette 100% sveltesse, Alison Goldfrapp aurait fait carrière au paradis des bimbos. Reste que la belle anglaise ne donne pas spécialement dans la facilité et embrasse plutôt un cursus universitaire mention arts plastiques. Claviériste à ses heures perdues, elle s'amuse aussi à mixer sons électroniques et performances visuelles. Elle séduit ainsi le seigneur du trip hop Tricky qui lui offre un «CDD» de choriste en 1996. Elle chantonne à ses côtés sur le morceau «Nearly God» puis l'accompagne en tournée un temps durant, avant d'être frappée de plein fouet par un virus courant dans le showbiz : l'égocentrisme. Lassée d'être cantinée au second plan, Alison s'exile.
Elle rencontre alors un compositeur quelque peu anonyme, Will Gregory. Les deux mélomanes semblent s'être trouvés tant et si bien que pour ne pas la perdre, Will ménage la susceptibilité de la demoiselle et baptise leur duo Goldfrapp. En 2000, ils sortent leur premier album : «Felt Mountain». Les critiques adorent, le public aussi.
Le groupe décide pourtant de se faire languir jusqu'en 2003, date à laquelle il enregistre son second opus : «Black Cherry». Changement de style total pour le tandem qui se fait désormais spécialiste de la musique de pub
et trouve du même coup ses détracteurs. Qu'importe, Alison semble avoir trouvé son univers et rempile avec «Supernature», dernier volet du groupe, sorti en 2005.