Françoise Hardy - Ados.fr

Françoise Hardy

Née le : 17 janvier 1944 (73 ans)
Nationalité : France
Label : EMI | Genre : Scène française

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La biographie de Françoise Hardy
Quand on la voit, sur les pellicules des années 60, en pull, le V porté à l’envers, en mini-robe de chez Courrèges, sur les photos de Jean-Marie Périer, ou maintenant, toujours aussi belle avec ses cheveux blancs, quand on sait qu’elle a dû repousser les avances de nombreux chanteurs de la vague pop, et que Dylan, Jagger ou Bowie ont déclaré être épris d’elle, on a du mal à imaginer la princesse voyant un crapaud dans le reflet du miroir. Pourtant, Françoise Hardy a longtemps été convaincue d’être un vilain petit canard. De là, de son traumatisme d’enfance, vient peut-être sa timidité. Ses airs réservés vont servir sa musique, ses chansons douces et nostalgiques qui ne paraissent que sincérité. La couverture de magazine naît le 17 janvier 1944, à Paris, sous le signe du Capricorne. Françoise est élevée par sa mère, avec sa sœur cadette, dans un appartement parisien. Son père n’est pas à leurs côtés et ne verse pas souvent sa pension alimentaire. Françoise vit en cercle fermé, entre sa sœur, sa mère et ses grands-parents maternels. Sa grand-mère est, selon les confessions de l’artiste, de nature envahissante et castratrice. Si l’astrologie peut, selon Françoise Hardy, expliquer les traits d’une personnalité, la psychologie peut aussi expliquer son manque de confiance en elle. Avec des réflexions permanentes, mais surtout désagréables, Françoise Hardy se met à se regarder avec les yeux méchants de son aïeule. Dans son institution religieuse, l’adolescente pieuse et studieuse pourrait s’épanouir, mais ses longues jambes et sa maigreur lui renvoient sa grand-mère en échos. De Paul Anka, à Charles Trenet, en passant par les opérettes de Georges Guétary, elle écoute et chante dans sa chambre toutes ses idoles. Dans la littérature, l’écriture, la musique ou les vacances, la fille solitaire trouve sa porte sur l’évasion. En 1961, pour fêter la réussite de son bac, elle reçoit une guitare. Françoise peut alors se mettre aux mélodies. Mais Françoise Hardy doit d’abord se mettre aux sciences politiques. Elle fait plaisir à sa mère, mais finit par suivre des études de lettres, à la Sorbonne. En 61, elle rejoint aussi le Petit Conservatoire de la chanson de Mireille où elle prend des cours de chant. Quand elle apprend dans les journaux qu’une maison de disques recherche de jeunes chanteurs ou chanteuses, elle part se présenter à l’audition. Elle n’est pas retenue, mais réussit tout de même à signer, en 1961, un contrat chez Vogue. En avril 1962, la nouvelle signature de Vogue enregistre quatre titres pour son premier 45 tours. Sur les quatre morceaux, elle en signe trois, notamment l’indémodable « Tous les garçons et les filles ». Ce titre, signé FH, plaît beaucoup à Daniel Filipacchi, présentateur, à l’époque, de la célèbre émission radio d’Europe 1 : « Salut les Copains ». Les filles et les garçons de son âge vont se l’arracher, bien au-delà de la France, à plus de deux millions d’exemplaires. En quelques mois, la chanteuse à la voix douce et fragile, à la beauté anguleuse, devient une nouvelle idole des yéyés. « Tous les garçons et les filles » poursuit sa renommée en devenant le titre du premier album de Françoise Hardy, une compilation de ses morceaux. L’émission culte d’Europe 1 a son magazine. Lors d’une séance de prises de vue, Françoise fait la connaissance du photographe Jean-Marie Périer. Entre celui qui connaît toutes les ficelles du métier et la chanteuse débutante, une histoire d’amour va débuter. Grâce à son amoureux, Françoise Hardy, qui ne prête, en réaction à son enfance, que peu d’importance à son apparence, va devenir une véritable égérie. Jean-Marie Périer, qui a le sens de l’esthétique et un goût sûr en matière avant-gardisme, va mettre en valeur ses atouts et la transformer en femme à l’allure moderne, en courant à suivre. En 1963, la belle, qui attire la presse, arrive à l’honorable cinquième place, en représentante de la principauté de Monaco, au concours de l’Eurovision avec « L’amour s’en va ». La même année, caméra et réalisateur s’intéressent à sa télégénie. Roger Vadim lui propose de jouer dans l’adaptation du roman de Françoise Sagan : « Château en Suède ». Année chargée puisque celle à qui l’on reconnaît des talents d’actrice sort « Le 1er bonheur du jour » et signe un contrat pour se produire à l’Olympia, en première partie de Richard Anthony. Elle connaît le succès et part en tournée. En 1964, elle sort son troisième album, « Mon amie la rose ». Le titre du même nom, plein de mélancolie et de philosophie sur le temps qui passe et la vulnérabilité de l’homme, repris et orientalisé par Natacha Atlas, en 1999, est aussi signé FH. Très en Vogue, Françoise Hardy a du mal à assumer son image de vedette. Mais son élégance, un peu distante, quelque peu mystérieuse, va la mettre encore davantage en avant. Son physique, très éloigné du vilain petit canard de son enfance, et sa silhouette longiligne, moderne, attire les couturiers qui veulent voir sur elle leurs créations. Courrèges, Paco Rabanne, et même Chanel et Yves Saint-Laurent, viennent vers elle, avec leurs vêtements. En 1965, celle qui côtoie les Beatles, Mick Jagger et beaucoup d’autres stars de la pop-music par l’intermédiaire de Jean-Marie Périer sort « Ce petit cœur » et chante, habillée par Courrèges et Paco Rabanne, au « Savoy Hôtel » de Londres devant toutes les célébrités de la capitale anglaise. En 1966, Françoise, qui continue le cinéma, est la partenaire d’un autre chanteur, Yves Montand, dans « Grand Prix », de John Frankenheimer. La Française intéresse les Américains : Warner Bros propose à Vogue de distribuer les disques de Françoise Hardy et Bob Dylan profite de son passage à l’Olympia pour faire preuve d’insistance et la rencontrer. Celle qui intéresse anglais et américains sort, la même année, un album dans la langue des Beatles et d’Elvis Presley : « Françoise Hardy In English ». Toujours en tournée, toujours incitée à travailler par le consciencieux Jean-Marie Périer, la relation entre les deux amoureux se dégrade. 1967, l’année de « Ma jeunesse fout l’camp », est l’année de la rupture entre eux deux. Il ne lui reste plus qu’à faire « Des ronds dans l’eau » et à chanter Brassens et Aragon ou « Il n’y a pas d’amour heureux ». Mais elle crée aussi son propre label : Asparagus. Françoise Hardy, en répondant ainsi au sobriquet de Philippe Bouvard, montre qu’elle peut, malgré ses airs distants et réservés, faire preuve d’humour. « L’endive du twist » se change en asperge et séduit Jacques Dutronc, l’idole des jeunes filles. Fatiguée de passer sa vie sur scène, Françoise Hardy décide de se produire, en 1968, pour sa dernière représentation, au « Savoy Hôtel » et sort « Comment te dire adieu », où elle reprend « Suzanne », le classique de Leonard Cohen, et chante Serge Gainsbourg. En 1971, après son procès avec Vogue et la cessation d’activité de son propre label, Françoise Hardy sort « La question ». Collaborant pour ce disque avec Tuca, musicienne brésilienne, Françoise Hardy n’écoute plus que ses envies. En 1973, « Message personnel », enregistré sous la direction de Michel Berger, sort. Le titre de l’album devient un standard du répertoire de Françoise Hardy. Celle qui a quitté la scène, pour se contenter des ondes, peut se consacrer à la maternité. En 1973, elle donne naissance à Thomas. Pour s’occuper de son fils, le jean-basket devient sa tenue fétiche. En 74, malgré le jeune âge de son fils, elle sort « Entracte », un album conçu avec son amie Catherine Lara. En 1978, elle chante « J’écoute de la musique saoule ». Ce titre sent la patte de Michel Jonasz, et la « Musique saoule » « à rouler par terre » met de l’humour dans les cœurs séparés, les mélodies romantiques et les relations à distance. Françoise Hardy chante aussi le « Brouillard dans la rue Corvisart » avec Jacques Dutronc, le père de son fils. En 1981, « A suivre » contient deux titres de Jean-Claude Vannier – « L’amour c’est trop fort », « Sentimentale » - et un de Jean-Pierre Bourtayre et Etienne Roda-Gil – « Villégiature ». L’année suivante, elle retrouve le Serge Gainsbourg des prétextes, des kleenex et des réflexes : après « Comment te dire adieu », Françoise Hardy interprète « Ces petits riens ». Alain Souchon collabore aussi avec la belle et lui écrit trois chansons : « Quelqu’un qui s’en va », « Tirez pas sur l’ambulance » et « C’est bien moi ». En 88, la jeunesse est encore loin de foutre le camp : Etienne Daho, avec William Sheller ou Dutronc, vient participer à la compo des chansons de « Décalages ». En 1993, toujours aussi convoitée, toujours aussi admirée, elle chante en duo avec Blur et signe chez Virgin France. En 95, elle sort « Le danger ». Avec Iggy Pop, en 2000, elle en prend un. Mais leur duo – I’ll be seeing you » - est une charmante surprise. Dans « Clair obscur », on trouve aussi des reprises et Françoise et Jacques dans « Puisque vous partez en voyage ». En 2002, soixante-quatorze de ses chansons sont remasterisées dans « Messages personnels ». Sa vie, c’est tant de belles choses. Notamment la rencontre de Benjamin Biolay et d’une jeune génération qui la découvre, ou redécouvre. « Tant de belles choses », c’est un album fait avec la complicité de son fils Thomas, mais aussi avec celle de Biolay, de Perry Blake ou de Jacno qui berce dans des sons actuels son intimité des années 70.

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bébéfoc
Il y a 5 ans 11 mois Signaler ce commentaire
il manque des albums pour Françoise Hardy, sa discographie est incomplète il manque décalages en 1988, à suivre, en 1981 et quelqu'un qui passe, en 1982 et un autre en 1996, mrci devérifier vos infos !
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