Banlieue parisienne, fin des années 80. Marco Prince chante et Nicolas « Niktus » Baby basse.
Ils sont ensuite rejoints par Yarold Poupaud à la guitare, Krichou Montieux à la batterie, Félix aux claviers et Philippe « Pinpin » Herpin au saxo. Ce petit groupe est baptisé FFF, Fédération Française de Fonck (pour le mélange de funk et de rock) et l'air de rien se fait bien remarqué à Rennes aux Transmusicales en 1990.
Si leur style jazz-rock plaît à la foule, le groupe lui avoue son projet : « faire du bruit et mettre le feu à la France ». Le chroniqueur Philippe Conrath parle d'eux autour de lui et bientôt la FFF signe chez Epic, filiale de Sony.
Leur maquette de quelques titres conquiert un producteur new-yorkais, Bill Laswell, et voilà le groupe parti pour la Grosse Pomme, où il enregistre dans une atmosphère plus que festive son tout premier album, « Blast culture », qui malheureusement n'a pas la même force que la démo qu'ils avaient envoyée.
Le succès est quand même là et la FFF, qui s'inspire de James Brown, George Clinton et Sly Stone autant que de Fishbone ou les Red Hot, part en tournée en Europe, aux USA et au Japon. On les retrouve aussi dans la programmation de grands festivals européen, comme celui de Glastonburry en Angleterre ou de Roskilde au Danemark.
En 1993 sort « Free for ever », auto-produit en enregistré entièrement en anglais, près de Londres. Les titres fleurent bon le rock américain à la Faith No More, un peu trop pour le saxo Philippe Herpin, qui quitte alors le groupe.
Après un grand succès à l'Olympia, la FFF retourne en studio et enregistre son album éponyme, cette fois-ci avec une majorité de textes en français, griffonnés la nuit sur un simple carnet.
En 1997, ils passent aux Eurockéennes et sortent « Vivants », un live qui réveille tes voisins !
Ils partent en tournée en Asie alors qu'il vient de quitter Sony
Après de longs mois sans maison de disques, la FFF signe chez V2, label de Virgin, en 1999. En janvier, ils passent au stade de France lors d'un championnat de Snowboard et en mars paraît « Vierges », nouvel album sans Félix aux claviers, parti lui jouer avec les Rita Mitsouko.
Depuis, la FFF a su se garder un nom sur la scène francophone et au-delà des frontières, et se produit de temps en temps lors de concert, où ils laissent exploser les sons funk afro-américains et font entendre leur voix française.