C'est en 1985 que Vince Clarke, auteur et compositeur génial à l'origine de Depeche Mode, Yazoo, et The Assembly, fonde un nouveau groupe avec Andy Bell, intitulé Erasure. Andy Bell a été recruté par Vince Clarke via un petite annonce, le musicien recherchant un chanteur capable d'interpréter ses chansons pour une durée indéterminée. Erasure signifie en anglais « rature », mais n'a pas été sélectionné pour revendiquer ou signifier quoique ce soit. Il semblerait que le nom de baptême du duo ait été surtout choisi pour rendre hommage à « Eraserhead », un film de David Lynch, et en référence à l'Eurasia de l'uvre de Georges Orwell, « 1984 ».
De 1986 à 2006, Erasure a enchaîné les tubes et les albums, s'imposant surtout en Grande Bretagne. Mais comme pour Chris Isaak, le premier carton d'Erasure se produira dans l'hexagone, grâce au single « Oh l'amour » qui campe les têtes des charts en 1986. « Sometimes » séduira à son tour le public français mais fera surtout fureur en Angleterre. Par la suite, Erasure sera boudé par la France qui leur préfèrera d' autres groupes electro-pop type Eurythmics ou encore Simple Minds. Dans les années 1980, Erasure propose des hits pop à la sauce claviers, de l'album « Wonderland » (1986) à « Wild ! » (1989) en passant par « The Circus » (1987) et « The Innocents » (1988) qui déchaînent les foules les uns après les autres dans tout le Royaume Uni. Puis Erasure affirmera un style plus personnel à partir des 90's avec des titres électros pointus et expérimentaux, influencés par Kraftwerk et Pierre Henry. Pendant cette période Erasure se fera particulièrement remarquer en publiant un mini-album hommage à Abba, « Abba-esque », paru en 1992.
Le passage à l'an 2000 n'aura pas freiné la créativité des deux compères qui continuent à sortir de nombreux albums : « Loveboat » sort en 2000, « Other People's Songs » se retrouve dans les bacs en 2003 et « Nightbird » voit le jour en 2005.
Au printemps 2006, Erasure est de retour avec un nouvel album en acoustique, « Union Street ».