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Emerson, Lake And Palmer

Nationalité : Angleterre
Label : Rhino | Genre : rock progressif

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La biographie de Emerson, Lake And Palmer
Si Emerson, Lake And Palmer a marqué les esprits par ses symphonies pompières, ses interminables digressions virtuoses et ses tentatives souvent hasardeuses d'adapter la musique contemporaine au rock, les fouineurs du rock savent depuis longtemps que leur plantureuse discographie recèle un certain nombre de pépites. Du trio, on retiendra donc un potentiel gâché, dans une époque trop prompte à la démesure. C'est en 1970 que Keith Emerson, ancien organiste vedette des Nice et Greg Lake, bassiste et chanteur de King Crimson décide de fonder un super-groupe ensemble. Ils pensent d'abord recruter Jimi Hendrix et son batteur Mitch Mitchell mais ces deux derniers déclinent l'invitation. Ce sera donc Carl Palmer, ancien membre du groupe de hard rock Atomic Rooster, qui tiendra les baguettes. Très vite, en répétant, ils se forgent un répertoire adapté à la scène et deviennent une attraction majeure des festivals d'été. Emerson, soliste extrêmement inventif et démonstratif, domine le show, maltraitant son instrument dans tous les sens. Palmer possède un jeu carré et efficace. Quant à Lake, il se charge d'apporter au groupe son côté pop. Sur le premier album éponyme, ce cocktail fonctionne à merveille. Le son d'ELP est varié, du hard sans guitare ("Knife Edge") aux ballades folk ("Take A Pebble", "Lucky Man"), un genre dans lequel Lake excelle. Déjà, on repère des vélléités "sérieuses" d'Emerson - il en avait déjà manifesté le goût au sein des Nice - mais l'ensemble déménage suffisamment pour figurer dans une discothèque rock. L'année suivante, les choses se gâtent avec "Tarkus", concept album au concept incompréhensible, flanqué d'une des pochettes les plus hideuses de l'histoire du rock. Si la face B comporte quelques bons morceaux énergiques, notamment "Bitches Crystal" et "A Time And A Place", la longue suite qui occupe la première face sera réservée aux amateurs de curiosités, qui n'ont pas peur de s'ennuyer deux minutes sur trois. Il y a donc lieu de craindre la catastrophe lorsque le trio annonce sa volonté d'adapter "Tableaux D'Une Exposition" du compositeur russe Moussorgski en 1972. Et pourtant, le résultat est surprenant : très influencé par le jazz, il démontre une capacité du trio à swinguer sur n'importe quel thème. Très en forme, ELP enregistre "Trilogy", pierre angulaire de leur discographie, la même année. De l'ambitieuse "Endless Enigma", proche du style rock épique de King Crimson, à la ballade accoustique "From The Beginning", en passant par une sympathique chanson pop ("The Sheriff"), ce disque apparaît de loin comme leur recueil le plus complet et le moins bavard. Malheureusement, à partir de "Brain Salad Surgery" (1973), le groupe entreprend une longue descente vers l'autocomplaisance la plus complète. Si l'on y trouve encore "Still... You Turn Me On", très bon morceau de Lake, la symphonie "Karn Evil 9" devient franchement exaspérante. Après un live, dont le titre mériterait de figurer à l'anthologie de la prétention ("Welcome Back My Friends To The Show That Never Ends... Ladies And Gentlemen : Emerson, Lake And Palmer"), les trois musiciens s'enferment en studio pour concocter "Works 1" et "Works 2", qui ne paraissent qu'en 1977. Toutes ces années ne suffisent pas à faire revenir l'inspiration : occupant à tour de rôle plusieurs plages des disques avec leurs compositions personnelles, les musiciens ne parviennent qu'à ennuyer leur auditeur et à démontrer la mésentente grandissante qui mine leur collaboration. De toute évidence, les oeuvres de Palmer n'intéressent que les batteurs, Emerson n'arrive pas à faire le deuil de ses rêves de grandeur académique et Lake se transforme, lentement mais sûrement, en crooner buveur de bière perdu quelque part à Las Vegas... L'orchestre symphonique qui emballe le tout ne fait rien pour arranger les choses! Après une pitoyable reprise d'"I Believe In Father Christmas", le groupe atteint le comble du ridicule en 1978 avec l'album "Love Beach". Avec sa pochette grotesque (chemises ouvertes, soleil couchant, sourires Colgate), ses paroles indigentes ("We could make love on love beach") et sa musique de supermarché, ce triste disque sonne le glas d'ELP. Depuis on a très peu entendu parler de Lake et d'Emerson, même s'ils ont tous deux continué à composer en solo. Curieusement, c'est Carl Palmer qui est resté sur le devant de la scène, au sein du groupe Asia, spécialisé dans le hard FM, le metal progressif, la pop synthétique... enfin, toutes ces musiques qu'il a été impossible de ne pas écouter pendant la décennie suivante!

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Les personnalités associées à Emerson, Lake And Palmer
Sites consacrés à Emerson, Lake And Palmer
Manticore Excellent site amateur, très bien présenté. Les fans pourront connaître l'actualité des trois musiciens.
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Walli
Il y a 10 mois Signaler ce commentaire
je rejoins les 2 avis précédents.
Tarkus est la pièce maitresse de l'oeuvre d'Emerson, Lake and Palmer et l'un des concept-albums du rock progressif les plus évident et digeste!
à l'inverse, Pictures Of An Exhibition qui est décrit ici comme une adaptation réussie, souffre d'une interpretation bancale et baclée.
à croire que le chroniqueur n'y connait rien au groupe!
zebestman
Il y a 1 an 3 mois Signaler ce commentaire
bien d'accord avec djook. la face A est une des pierres angulaires du rock Prog, reconnu par tout afficionado un peu éclairé. alors aller dire "la longue suite qui occupe la première face sera réservée aux amateurs de curiosités, qui n'ont pas peur de s'ennuyer deux minutes sur trois" tient du "n'importe quoi" !!
djook
Il y a 1 an 10 mois Signaler ce commentaire
celui qui a ecrit la bio n'a jamais JAMAIs jamais ecouté tarkus
OK
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