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Elvis Presley

Vrai nom :Elvis Aron Presley
Né le : 08 janvier 1935 Mort le : 16 août 1977
Nationalité : Etats-Unis
Métiers : chanteur, danseur
Label : RCA | Genre : Rock'n'roll

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La biographie de Elvis Presley
Comme dans tous les contes de fée, l'histoire du King commence par « il était une fois »… ...un producteur de disque nommé Sam C.Phillips, à la tête du prestigieux label Sun, celui de Rufus Thomas et de Johnny Cash (pour ne citer qu'eux). Ce producteur n'avait qu'une idée en tête : trouver la perle rare, la voix œcuménique qui réconcilierait les noirs et les blancs, le Rythm'n'Blues et la country. Alors il fait passer des auditions, c'est comme ça que ça marchait à l'époque. Un beau jour d'été (6 juillet 1954) il convoque un petit camionneur de 19 ans qui porte des rouflaquettes et une banane gominée, originaire de Tupelo, un bled du Mississipi. Le jeune homme, un peu intimidé de revenir dans les célèbres studios (il était venu quelques temps auparavant pour enregistrer un disque pour la Fête des Mères) se retrouve encadré par Scotty Moore à la guitare et Bill Black à la contrebasse, des « vieux de la vieille ». Sam C.Phillips lui propose de jouer un standard, une ballade intitulée « I Love You Because ». Elvis échoue sous le regard attristé des deux musiciens, incapable de faire décoller le refrain. Derrière la vitre du studio d'enregistrement, près du magnétophone Ampex, Sam C.Phillips soupire. Il sors se prendre un Coca-Cola au distributeur, au bout du couloir. Pendant ce temps, dans le studio, Elvis ne veut pas en rester là. Il attrape sa guitare et s'essaye à un autre standard de Arthur Crudup, « That's all right Mama ». Et il commence, d'une voix sautillante et juvénile : Well, that's all right, mama…that's all right for you That's all right mama, just…anyway you do Well…that's all right… that's all right ! That's all right now…mama…aaaaaanyway you do. Bill Black, sourit, empoigne à son tour sa contrebasse et décide de le suivre. Il regarde le guitariste Scotty Moore et des yeux lui pose la question « t'es avec nous sur ce coup-là ? ». Scotty Moore prend sa Gibson, l'air de dire « je sais pas où on va mais je vous suis ». Et Elvis, de s'époumoner au-dessus du micro : I'm leaving town, baby I'm leaving town for sure… Well, then you won't be…bothered with me hanging 'round your door Well, that's all right ! That's all right… Entre-temps, Sam C.Phillips est revenu, une bouteille de Coca à la main. Bouche bée, il observe les trois gus, derrière la vitre. Il frappe au carreau et crie « Eh, mais c'est quoi ça ? ». Le reflet de Scotty Moore, tout sourire lui répond « on ne sait pas, chef ! ». Sam C.Phillips pose violemment sa bouteille et alors qu'elle se met à mousser s'exclame « trouvez-moi un début, j'enregistre ça tout de suite ! ». Le King était né. Il faut dire aussi que c'était toute une époque qui attendait ça. Sam C.Phillips ne faisait que dire tout haut tout ce que tout le monde espérait tout bas. 1954. Nous sommes au début de la guerre froide et le Maccarthysme fait sa « chasse aux sorcières » traquant dans les moindres recoins les manifestations « insidieuses » du communisme. En Indochine, la guerre fait rage et après la défaite française de Dien Bien Phu, le pays va être séparé en Vietnam du Nord et Vietnam du Sud. 1954. C'est l'année que choisi les USA pour lancer le premier B-52 et l'URSS pour tester ses armes nucléaires. Le 3 novembre, le premier film japonais Godzilla est réalisé et le premier sous-marin nucléaire l'USS Nautilus plonge la tête la première dans les eaux de la Thames River sous la bénédiction de Mrs. Eisenhower. L'époque était décidément radioactive et la menace nucléaire était dans toutes les consciences. Le premier réflexe d'un pays qui a peur s'est de créer un héros et cette création doit autant à la société qu'à l'Etat. Avec Elvis, jeune gars venant d'une famille pauvre, c'était tout trouvé et les jeunes n'eurent aucune peine à s'identifier à ce héros, qui faisait un peu la « jonction » entre le bad boy James Dean et les invitations dionysiaques du jazz et du blues (même si les déhanchements d'Elvis faisait craindre le pire aux papas et aux mamans). Il s'agissait peut-être de garder intacte une certaine idée de l'American Way of Life tout en la laissant s'exprimer à travers sa jeunesse, c'est à dire son futur. En 1955 et alors que le président Eisenhower envoie ses premières troupes au Sud Vietnam et que Disneyland ouvre ses portes (du rêve, encore du rêve), Elvis Aaron Presley fait la rencontre décisive avec son producteur, Thomas Andrew Parker, dit « le colonel ». Leur collaboration ne prendra fin qu'à la mort du King en 1977. Le colonel signe avec Elvis un contrat d'exclusivité sur 20 ans. Parker donne les ordres, le King exécute. Bizarre pour un « roi ». Ceci étant dit, son premier disque d'or il le doit à cette collaboration, à son nouveau label RCA (la plus puissante maison de disque du monde) et à son disque Heartbreak Hotel. Elvis a 20 ans. Il passe à la télé. Il fait tournées sur tournées et la Côte Ouest est aussi séduite que la Côte Est. Ce n'est plus un public et des spectateurs qui viennent le voir à ses concerts, c'est un peuple, un pays, une nation (« one nation under the groove » aurait dit le chanteur Clinton). Il déclare au fisc 22 millions de dollars de revenus. Il a 21 ans et se fait construire Graceland (un peu à la manière d'un Michael Jackson paranoïaque fuyant les paparazzi). Une maison de 24 chambres, située sur la Highway 51. Memphis, Tennessee. 13 hectares. Graceland, le royaume d'Elvis. Il y installe toute sa famille du haut de sa naïveté encore intacte et de son amour de la musique. On l'applaudit, on l'envie, on l'utilise, on l'aime, on le déteste, on le copie. A partir de lui, tous les genres musicaux vont être obligé de passer par leur « phase oedipienne Elvis ». Reggae, funk, rock, punk, rock psychédélique, Beatles, Rolling Stones, Clash (qui reprendront pour London Calling la première pochette du King), tous les musiciens font comme un « passage obligé » par Elvis. Figure paternelle impossible à esquiver. Dark Vador à rouflaquettes. « Il n'y a qu'un chanteur comme ça par siècle, malheureusement c'est tombé sur le mien » dira plus tard Frank Sinatra, autour d'un verre de whisky. Elvis. 1 milliard d'albums vendus, dont 40% hors des States ! 737 chansons enregistrées durant sa carrière ! 111 disques d'or. Il a joué dans 33 films. De 1956 à 1962, Elvis à vendus 31 millions d'albums sur les 39 vendus par RCA. Après sa mort, en 1977, plus de 10 millions de disques ont été vendus en 24h! Elvis c'est le Mystery Train. Un géant. Un héros-icône. On le fête comme un surhomme et comme un surhomme on va le considérer jusqu'à sa mort. Mais là où il a été grand, très grand même, c'est qu'il a permis de faire entrer le rock'n roll par la grande porte : celle du coeur, c'est à dire celle de l'éternité. Après ça, il y a Little Richard et Chuck Berry mais ça, c'est un autre conte de fées...

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