"J'ai envie que ma musique ressemble à la réalité de Paris" dit ce jeune producteur et Dj. Après écoute, on se dit qu'il a réussi tant il a su intégrer "esprit fonk", rap, house, electro et trip-hop. En fait, on a même envie d'inventer le terme de "new hip hop" pour lui, c'est à dire une nouvelle manière de décliner une réflexion urbaine et citadine du quotidien. Des premières "brûlures" qui ornaient les murs de Paname (époque Bando et Boxer) à l'hymne ado "Jeune Demoiselle" de la miss
Diam's, du smurf de Sidney qui donnait ses cours à la télé ("yo les frères et les soeurs, break dance") à la french touch (Cassius, Daft Punk) , il y a 4538 pas que Dj Mehdi franchi allégrement. Remarquez c'est un peu normal vu qu'il a remixé plein de trucs pour Diam's (pour Assassin aussi), qu'il a bossé avec ses potes
Rohff et la Mafia K1fry, qu'il a colloboré avec lesdits
Cassius et qu'il connait les
113 comme sa poche. Il a même failli bossé avec Common ! C'est vous dire que ses goûts et ses connections sont hétéroclites et variées (c'est comme ça qu'on avance, non ?) et qu'il donne une autre image du rap ou plus exactement (puisqu'il s'agit d'un état d'esprit) du hip-hop. Comme il le dit lui-même "aujourd'hui je crois qu'il est plus simple de faire de l'argent en faisant du rap caillera plutôt que de faire du rap "osé". Cette démarche d'explication, elle est importante pour nous qui ne sommes pas chanteurs". Son premier disque solo "Espion", il le sort en 2002 non sans avoir entre-temps fondé son propre label en 97 Espionnage (qui tient plus du collectif qu'autre chose). En 2005, avec Romain Gavras (fils de Claude Lelouch) il sort un "album-DVD" qui tient plus du concept qu'autre chose : "Des Friandises Pour Ta Bouche". Gavras, du collectif complètement barré Kourtrajmé (cf. Vincent Cassel et le film "Shetan") et Dj Mehdi, nous convient à un 15ème degré additionné "d'absurde politisé". En 2006, enfin, il sort son nouvel album "Lucky Boy" via son preview "I Am Somebody", musicalement plus proche de l'électro et du trip hop que du rap à proprement parler.