Artiste de scène, ses concerts sont réputés pour leur intensité. Il s’y donne sans compter, corps et voix face aux foules compactes. S’inscrivant dans la tradition nationale des chansonniers engagés, il expose son intimité autant que ses idées. Il n’a peur de rien et ose tout, c’est à cela que l’on reconnaît Cali, porte-drapeau aujourd’hui d’un rock fier et sentimental. Après des années de tournées au sein d’un groupe de rock alternatif (Indy), Cali connaît tardivement le grand succès solo en 2004, à l’âge de trente-cinq ans. Alors que la « nouvelle chanson française » est en pleine effervescence (Bénabar, Biolay, Delerm), la sortie de son premier album, Le bonheur parfait, marque les esprits. Le chanteur y plaque des mots tragiques, prononcés avec une insistance gutturale sur une musique très entraînante. Le contraste entre l’orchestration impeccable de ses musiciens et sa voix grave sur des textes aux rythmes asymétriques et boitillants devient sa griffe. Les trois albums qui suivront confirmeront un engouement public et populaire considérable.