Se connecter

Mot de passe oublié ?

Cabaret Voltaire

Nationalité : Angleterre
Label : Rough Trade | Genre : New Wave

7
La biographie de Cabaret Voltaire

Syncopé, hypnotique, expérimental, chaotique, le son de Cabaret Voltaire a, dans la lignée d'artistes comme Kraftwerk ou Brian Eno (Roxy Music), jeté un pavé dans la marre de l'électronica et la musique industrielle mondiales.

Pour comprendre l'origine du trio britannique Cabaret Voltaire, il faut remonter près de 20 ans en arrière, avec la naissance du dadaïsme, courant intellectuel et artistique. Un jour de février 1916, une poignée de peintres et de poètes parmi lesquels Tristan Tzara,  Hugo Ball, Jean Arp, Marcel Janco et Sophie Taeuber se réunissent dans une taverne de Zurich (Suisse), désireux de fonder un mouvement contestataire, venu dénoncer l'absurdité de la guerre. Faire table rase du passé, avec extravagance, liberté, révolte, créativité, infantilité. Ce jour-là, Tzara ouvre un dictionnaire, y plante un couteau au hasard et tombe sur le mot Dada. Tel sera leur nom. Quant à la taverne, elle sera rebaptisée "Cabaret Voltaire" et transformée en café littéraire et artistique.

Fasciné par le mouvement en question, c'est donc tout naturellement qu'en 1974, à Sheffield, Stephen Mallinder, Richard H. Kirk et Chris Watson vont prendre le nom de Cabaret Voltaire et adopter une démarche artistique proche de celle du dadaïsme. Expérimentale et arbitraire, leur musique se fonde sur l'exploration de collages sonores, issus des technologies existantes de l'époque. Parallèlement, la violence, la politique, l'oppression sociale sont autant de source d'inspiration. En 1978, le groupe signe sur le label Rough Trade. L'occasion de donner quelques concerts en Europe et de sortir des disques, entre influences punk et expériences électroniques.
Avec les années 80 apparaissent les premiers ordinateurs et les synthétiseurs. Autant de nouveaux "joujous" que le trio va prendre plaisir à décortiquer pour mieux les utiliser. Après le départ de Chris Watson en 1982, Stephen et Richard donnent une nouvelle dimension au Cabaret Voltaire. Ils signent d'abord avec le label Some Bizzare/Virgin en 1983 et s'oriente vers un son plus propice à la danse. Ils rencontrent John Robie, producteur d'Afrika Bambaataa, musicien de hip-hop américain, lequel va les intégrer à l'univers de l'électro new-yorkaise et celui de la house à la fin de la décennie 80. En 1984 sortent les singles "Sensoria" et "James Brown", qui font leur entrée dans les charts indépendants. L'année suivante sort le disque The Convenant, the Sword and the Arm of the Lord, alliage de pop synthétique et d'électro-funk.

Parallèlement à son activité "sonique", Cabaret Voltaire s'aventure aussi dans la production vidéo, reflet des obsessions de Richard Kirk, et créé son propre label, Doublevision. Comme dans le cadre d'une création musicale, le groupe découpe, colle, maltraite l'image. En 1986 sort l'album Code, suivi en 1990 du très remarqué Groovy, Laidback & Nasty (Parlophone), disque pop-funk à la production sophistiquée, enregistré à Chicago avec le producteur de house music Marshall Jefferson. L'album The Conversation, paru en 1994, est considéré comme l'œuvre ultime et la plus abstraite du Cabaret Voltaire, sorte de rétrospective hommage à l'ensemble de la carrière du groupe.



...



Les personnalités associées à Cabaret Voltaire
Sites consacrés à Cabaret Voltaire
Myspace de Cabaret Voltaire Myspace Officiel de Cabaret Voltaire
Pseudo * :
E-mail :
Votre commentaire *
Crypto * :
* champs obligatoires
OK
Les radios
Restez connectés avec Ados
Facebook Twitter RSS
Newsletter
Mentions légales - Qui sommes-nous ? - Contactez-nous - Ados.fr est un sité édité par Doctissimo Network