Buzzcocks - Ados.fr

Buzzcocks

Nationalité : Grande-Bretagne
Label : United Artists | Genre : Punk

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La biographie de Buzzcocks
Il y a quelque chose d’un peu ridicule et d’inutile dans toutes ces reformations de vieux groupes (Deep Purple, Lynyrd Skynyrd, The Who, Cream, etc.) qu’on voit fleurir de plus en plus, sorte de revival qui tient plus du mercantilisme que de la nostalgie à proprement parler. Les Buzzcocks ne dérogent pas à la règle avec un Pete Shelley ré-enregistrant en 2005 le morceau « Ever Fallen In Love » (avec Daltrey en featuring) et un Steve Diggle apportant sa contribution à coups de slaps de basse pour Green Day. Pourtant, les Buzzcocks au même titre que lesdits groupes, était un bon groupe. Et comme tous les bons groupes (peut-être est-ce l’une des définitions du génie) leurs meilleurs albums se comptent sur les doigts de la main. En l’occurrence, ils n’ont fait qu’un seul album (le reste étant des compil ou des live) : Another Music in a Different Kitchen de 1978, sorti chez United Artists. Ils n’ont fait qu’un album mais il restera sans doute comme l’unique tentative et même l’unique témoignage de ce qu’il est convenu d’appeler du « punk mélodique »(expression qu’on préfère à l’antinomie pop-punk qui ne veut rien dire puisque le punk s’élève justement contre la pop). Ainsi, les titres « I Don’t Mind », « Fast Cars » ou « Fictionromance » se gravent-ils dans l’année 78 comme un penny chauffé à blanc posé sur la cire d’une époque. Le chanteur chantait un peu faux et avait un drôle d’accent, un peu cockney mais pas vraiment, un peu effeminé mais pas vraiment, un drôle de truc, avec à l’arrière John Maher à la batterie et tous les autres essayant de reprendre un peu à leur manière l’énervement des Sex Pistols. D’ailleurs, tout commence quand les deux anciens étudiants de l’Institut Technologique de Bolton, Peter Campbell McNeish et Howard Trafford vont à un concert des Sex Pistols à Londres. Impressionnés, les deux compères dont le premier joue de la guitare et le deuxième chante, décident de faire venir la bande à Rotten pour qu’elle joue à Manchester. Ils essayent de monter à leur tour sur scène mais se rendent compte qu’ils n’ont ni bassiste, ni batteur (chose inconcevable pour le rock et le punk). Par contre, une chose est sûre : ils allaient mettre des notes et des mélodies dans la fureur punk. Ils montent leur propre label New Hormones (qui en dit long déjà sur leur libido extravertie) et intègrent Steve Diggle à la basse et John Maher à la batterie. Après une démo Time’s Up qu’ils font circuler, Howard Trafford (rebaptisé entre temps Howard Devoto) quitte le groupe pour former le groupe Magazine. Du coup, Diggle se retrouve à la guitare et McNeish (qui se fait appeler Pete Shelley) au chant. Ils enregistrent un premier single « Orgasme Addict » dont l’ambiguïté des paroles (Shelley étant clairement bisexuel) fait craindre le pire au royaume de sa Majesté. Nous sommes en 1977. A cette époque, une célèbre série passe en boucle à la télé, Rock Follies. L’histoire de trois copines qui veulent monter un groupe de rock, entre Absolutely Fabulous et Monty Python, très humour british. Un soir, nos apprentis punk squattent devant le poste de télé, avachis sur un divan tâché, Doc Martens en éventail, canette de bière à la main et clope américaine au bec. Ils regardent Rock Follies justement. A un moment, l’une des héroïnes de la série lâche « give us a buzz, cock ! » (« passe-nous un coup de fil, ducon ! »). Shelley jette un coup d’œil à Maher. Ils s’appelleront Buzzcocks mais sans le « the » de rigueur. Buzzcocks, c’est tout. Après ça, c’est 1978 et l’album Another Music in Another Kitchen. C’est tout.

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