De son vrai nom Valéry François (ne pas confondre avec François Valéry le blond platine responsable d'«Aimons-nous vivants»), Busta Flex est un de ces patronymes qu'il faut retenir dans l'univers impitoyable du rap français. Originaire du 9-3 de
NTM, ce fan incontesté de
Busta Rhymes (on n'aurait pas deviné !) occupe les soirées freestyle des discothèques où il monopolise le micro. En 1994, il rencontre le légendaire Cut Killer qui le prend sous son aile et l'invite sur la compilation «Hip Hop Soul Party 2».
Busta Flex sert des mains, fait la bise, et finit par se faire un nom sur les ondes
quatre ans plus tard ! Produit par
Kool Shen, son premier album éponyme voit se succèder les singles cultes de «1 pour la basse» à «Esprits mafieux», en passant bien évidemment par «J'fais mon job à plein temps». Ce succès d'estime lui permet d'intégrer le crew très fermé de l'ex-leader de
NTM :
IV My People. Il rejoint ainsi des personnalités comme
Lord Kossity ou Zoxea des
Sages Poètes de la rue avec lequel il enregistre une autre pépite : «La ruée vers le roro». On lui prète également durant cette ère bénite un mixtape avec
Kool Shen.
En 2000, Busta Flex décide toutefois de quitter ses petits camarades et sort son second album «Sexe, violence, rap et flooze», très vite suivi d'un troisième opus «Eclipse» (2002). Un titre prédéterminé puisqu'il quittera la scène peu de temps après. On l'apercevra ici où là sur la BO de Taxi 3 et sur la pochette d'un autre outsider hip hop qui n'a pas tardé à s'imposer non plus :
Humphrey
Avec "Pièce Maîtresse" (2006), le MC, presque trentenaire à quitté cette étiquette de nouveau talent qui le caractérisait jusque-là. Il est désormais un artiste accompli, une référence pour la nouvelle génération de rappers qui déboulent sur les ondes.