Hommage à la balade culte d’Art Garfunkel, le nom du groupe Bright Eyes cache en réalité un seul et même homme : Conor Oberst. Ce petit génie de l’indie n’en est pas à son premier coup d’essai puisqu’à 14 ans déjà, il fondait son premier groupe Commander Venus avec lequel il reprend des standard des seventies. Deux ans plus tard, Conor en a sa claque et dissout la formation. Certains des membres le rejoindront pourtant dans sa nouvelle aventure : la création d’un label indépendant baptisé Saddle creek puis celui de Bright Eyes. Associé au producteur Mike Mogis, Oberst entame quelques tournées sur les routes américaines, castant ses musiciens au petit bonheur la chance d’un état à l’autre. Oberst, en effet, est le seul membre permanent de la bande, les autres ne sont en quelque sorte que des contrats premières embauches ! Malgré son caractère qu’on dit très irritable, le bonhomme se veut un vrai touche-à-tout. En 2004, il mène ainsi un projet, parallèle à Bright Eyes : Desaparecidos. Engagé politiquement, ce nouvel orchestre rejoint Bruce Springsteen et REM pendant la campagne «Vote For Change» en soutien au candidat Kerry. On connaît la suite. Du côté de Bright Eyes, un album est enregistré l’année suivante : «I’m Wide Awake, It’s Morning». Le groupe commence à s’exporter en Europe et fait les gros titres de la presse hype. Celle-ci s’enflamme déjà pour le prochain opus, prévu courant 2006.