Rien qu'avec son nom,
Bless fait dans le ambiguïté. Chacun peut y voir ce qu'il a envie dans ce nom de scène. Tantôt Bless signifie blessé ou blessure, tantôt bénie (traduction de bless en anglais). Dans tous les cas, ce qui est sur, c'est que Bless fait écho à Bénédicte, le vrai prénom de l'artiste. Indépendante, singulière, solitaire, tous les qualificatifs la même à l'isolement. Tout comme son style musical qui n'est pas encore classable. Elle se refuse à être cataloguée et ne divulgue presque pas ses influences musicales. Presque, car elle est forcément passé par certains caps où elle passait en boucle les titres de
Velvet Underground,
Janis Joplin,
Jeff Buckley ou encore Elliot Smith.
Depuis son enfance, Bless cultive l'indépendance. Seule dans sa chambre, elle s'amusait à bâtir son propre univers, qu'elle tente aujourd'hui de concrétiser. Avec l'âge, elle décide de transcrire ses émotions par le dessin, les poèmes ou encore le théâtre. Elle fréquente alors de célèbres écoles, comme celle de Niels Arestrup de Paris et celle de Lee Strasberg de New-York. Les deux la décevront. Elle monte malgré tout sur les planches et incarne le crâne rasé (un jeune garçon) pour « Cybeline « de Shakespeare. C'est en interprétant cette pièce qu'elle chante sa première chanson.
Artiste dans l'âme, elle tente ensuite la sculpture, qui se solde par une franche réussite, puisqu'elle a réussit à vendre toutes ses uvres. L'objectif suivant est la littérature. Elle écrit alors deux romans, qu'elle ne s'est pas encore décidé à publier. Son tâtonnement artistique s'arrête lorsqu'elle se lance dans la musique. Elle trouve dès lors un équilibre et un épanouissement qu'elle cherchait depuis d'enfance. « Quand je faisais de la sculpture, j'entendais des voix, des borborygmes, comme si je travaillais mes organes. Mon sentiment de repli se renforçait. La musique est plus extérieure, je n'ai pas l'impression d'être isolée » avoue-t-elle.
Bless se lance alors à l'aventure du monde musical avec son ami
DJ Cam. Ensemble, ils mixent le texte « sang-lien », présent dans l'album « Underground Vibes ». Autodidacte, cet album est pour elle un travail de longue allène. Même si la musique la rassure, elle est toujours aussi indépendante et souhaite à tout prix, composer arranger et écrire seule ses titres. Sa voix douce et légère et ses musiques lentes font qu'elle est souvent comparée à Françoise Hardy.
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